Enquête de Besoins de main d'oeuvre 2012 en Belgique frontalière

service etudes, veille & prospective

Juin 2012 - n°8

Repères & Analyses

Direction régionale Nord - Pas de Calais

Enquête Besoins en Main-d’Oeuvre 2012 : 18 400 projets de recrutement en Belgique frontalière

Malgré le nouvel avenant à la convention fiscale franco belge du 12/12/2008 (1) , les opportunités d’emploi de l’autre côté de la frontière sont bien réelles. Les employeurs de laWallonie picarde frontalière, de la Flandre belge frontalière et du Nord - Pas de Calais recherchent des profils différents et leurs difficultés de recrutement ne portent pas nécessairement sur les mêmes métiers. Avec des taux de chômage de 12,6% en région Nord - Pas de Calais, de 10,3% enWallonie et de 5,0% en Flandre au 3 e trimestre 2011, les échanges de main-d’œuvre de chaque côté de la frontière permettent de répondre à l’offre et à la demande émanant de ces territoires. En janvier 2012, les employeurs de la Belgique frontalière (2) prévoyaient 18 400 projets de recrutement pour l’année en cours. Les besoins des entreprises de cette zone belge frontalière sont parfois différents, voire complémentaires à ceux des établissements implantés en région Nord - Pas de Calais. L’enquête Besoins en Main-d’Oeuvre [ cf.encadré : Méthodologie,page4] , réalisée par Pôle emploi dans le cadre d’Eureschannel ( www.eureschannel.org), permet, en interrogeant les entreprises de chaque côté de la frontière sur leurs projets de recrutement en 2012, d’élargir les possibilités d’offres d’emploi en favorisant la mobilité professionnelle et géographique.

7 000 établissements envisagent de recruter en Belgiquefrontalièreen2012,soitunétablissement sur cinq. Les taux d’établissements recruteurs sont disparates dans les pôles composant ce territoire. En effet, dans le pôle de Mouscron et dans celui de Courtrai, respectivement un tiers et un quart des entreprises envisagent de recruter alors que dans les autres pôles les établissements recruteurs sont moins nombreux (3) . Par exemple, dans le pôle d’Ath, où la part des recruteurs est la plus faible, moins d’un établissement sur cinq projette des recrutements. Les entreprises de Belgique frontalière annoncent plus fréquemment des embauches qu’en région Nord - Pas de Calais, où cette proportion est inférieure de 5 points (4) . La taille, le secteur d’activité ou la localisation de l’entreprise semblent influencer le souhait de recruter ou pas. Plus la taille de l’entreprise est importante, plus la part des établissements recruteurs augmente. Ainsi, moins d’une entreprise de 1 à 4 salariés sur cinq souhaite recruter contre plus de quatre entreprises de plus de 200 salariés sur cinq. De la même manière, les entreprises de l’Industrie manufacturière sont plus nombreuses à recruter que celles du Commerce. Les entreprises du Tertiaire envisagent de recruter plus souvent en Wallonie picarde frontalière qu’en Flandre belge frontalière.A l’inverse, les entreprises de l’Industrie agroalimentaire et agriculture, l’Industrie manufacturière et la Construction envisagent de recruter légèrement plus en Flandre frontalière qu’enWallonie frontalière.

Trois projets de recrutement sur quatre se situent en Flandre frontalière En 2012, 18 400 projets sont émis par les entreprises de la zone belge frontalière dont les trois quarts par celles de la Flandre belge. Les pôles de Courtrai et de Roulers tirent vers le haut les besoins émis par les entreprises et regroupent ainsi trois quarts des projets énoncés en Flandre frontalière. C’est d’ailleurs sur le pôle de Courtrai que sont émis un tiers des projets de la zone belge frontalière [ cf. carte : Les projets de recrutement des entreprises en 2012 en Belgique frontalière, page 2] . En Belgique frontalière, près d’un tiers des projets de recrutement émanent des petits établissements (1 à 4 salariés). Les établissements de 1 à 4 salariés et de 200 salariés et plus regroupent à eux seuls la moitié des projets de recrutements. Les entreprises de moins de 50 salariés projettent plus souvent une embauche en Wallonie qu’en Flandre. Les établissements de moins de 50 salariés dans le secteur des Services souhaitent recruter plus souvent en Wallonie frontalière qu’en Flandre frontalière. Dans le secteur de l’Industrie agroalimentaire et agriculture, les besoins sont plus souvent émis par les établissements de moins de 50 salariés en Flandre : près de deux tiers contre un tiers en Wallonie.

1 Conton E. (décembre 2011). 2 La « Belgique frontalière » est la zone belge frontalière à la région Nord - Pas de Calais regroupant les 67 communes belges du territoire de l’Eurométropole Lille-Courtrai-Tournai.Ces communes ont été regroupées par grand pôle géographique, selon un découpage aussi proche que possible de celui des arrondissements utilisé en Belgique. [ cf.encadré :Méthodologie,page 4 ]. 3 Pôle emploi Nord - Pas de Calais, « Les Besoins en Main-d’Oeuvre des entreprises belges - Focus sur la zone frontalière de la Flandre et laWallonie picarde à la région Nord - Pas de Calais », juin 2012. 4 Pôle emploi Nord - Pas de Calais, « Les Besoins en Main-d’Oeuvre des entreprises de la région Nord - Pas de Calais», Les Cahiers - Statistiques, mai 2012.

Made with