1807 l'art de composer facilement et à peu de frais les liqueurs de table
LES LIQUEURS DE TABLE,etc. 245 belle pêche à l'espalier, l'eau en vient à la bouche ; on la détache , et on la_ mange; mais frappée des ray ·ons du soleil ' et con– séquemment toute chaude et sans par Ium , combien elle eût été préférable , cueillie de la veille et attendue ! M. de Machault , qui aimait singulière– ment la pêche , et qui avait, à A.rnonville, les plus beaux espaliers de ce fruit, n'en mangeait qu'après vingt-quatre heures de séjour à la fruiterie. En effet, le fruit détaché de l'arbre et déposé dans un lieu frais , y acquiert cette maturité secondaire que. la vé– gétation ne sait pas donner J et qu'on obtient du tems seul ; les principes constituans se combinent, l'arorue se développe, le fruit devient fondant. Le .cueillez-vous fondant? il est sans parfum. Les pommes, les poires d'hiver, qu'on conserve dans les fruitiers, et qui ne sont bonnes à manger qu'après un, e l• }· i te Je es nt ez Je; que une
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