1807 l'art de composer facilement et à peu de frais les liqueurs de table

LES LIQUEURS DE TABLE, etc. 247 cerisier nain, et mangeait des cerises ; je lui tins compagnie pour une douzaine seulement; il continuait et m'invitait à en faire autant : moi je l'invitai à cesser, en lui observant que les fruits mangés à l'arbre avaient une sorte de gaz végétatif, souvent préjudiciahlejet que d'ailleurs les ceris~s n'étaient pas parfai– tement mûres. Nous nous promenâmes. Je lui développai cette opinion : il en parut frappé , et convînt qu'en effet il avait été quelquefois dupe de ces petites déhauches de fruits. Au bout d'une heure nous repassâmes de– vant le cerisier; Franklin en cueillit quelques– unes; je lui rappelai mon gaz végétatif et ]e– défaut de maturité : ,·ous avouerez,mon ami , me répondit Franklin , qu'e1les sont main– tenant un peu plus mûresr 11 faisait une chaleur étouffante : cette réponse donne une idée de la gaîté enfantine qui .caractérisait ce philosophe. Revenons à notre compte. C'est ainsi qu'en posant un titre , on ne sait pas où il mène; mais cette digression éclaircira plusieurs per• sonnes sur l'abus des fruits crus.

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