La Presse Bisontine 211 - Juillet-Aout 2019

BESANÇON 16

La Presse Bisontine n°211 - Juillet-août 2019

EN BREF

SANTÉ

En lien avec les neurosciences Une nouvelle méthode de psychanalyse guidée

Porte ouverte L’association “La Porte Ouverte, quelqu’un à qui parler”, 10, rue de la Vieille- Monnaie à Besançon, offre un lieu d’accueil pour celles et ceux qui n’ont personne à qui se confier et qui ont bénévoles formés à l’écoute. La Porte Ouverte recherche des bénévoles, hommes et femmes à partir de 25 ans prêts à s’investir dans une formation de 15h puis à assurer 12h de permanence par mois (l’après-midi de 15h à 18h). Les personnes intéressées peuvent téléphoner au 03 81 81 03 04 tous les jours entre 15 et 18h ou laisser un message à : laporteouvertebesancon @wanadoo.fr Elles seront contactées pour un entretien. Plus de renseignements sur le site : www.la-porte-ouverte.fr Place Granvelle Dans le cadre de l’opération “Cœur de ville”, la Ville de Besançon a décidé de mener sur Granvelle de travaux d’amélioration paysagère et fonctionnelle. De septembre à novembre, des travaux de mobilier, l’enterrement des points d’apport volontaire des déchets et le réaménagement des W.-C. publics seront réalisés. besoin de parler lors d’entretiens avec des réfection du sol, de la peinture, de la pose de

Sylvain Loye, qui possède un cabinet place des Lumières à Besançon, a développé une thérapie innovante fondée sur “la compréhension des structures corticales du cerveau”.

du cerveau” , estime aujourd’hui Sylvain Loye. “Mais également si on ne maîtrise pas les lois de fonctionnement de l’activité cognitive de ces centres à l’ori- gine de la vie psychique.” Huit années de travaux de recherche l’ont amené à mettre au point cette méthode, capable selon lui de corriger tous les dysfonctionnements : dépres- sion, burn-out, phobie scolaire, douleurs… à part les troubles psychotiques. “Cela suppose cependant que le cerveau soit disponible et prêt à travailler sur lui-même.” De même, les enfants, dont les capacités de compréhension du cortex céré- bral ne sont pas assez dévelop- pées, ne peuvent pas être concernés. Pas encore reconnue, sa jeune méthode fait toutefois son che- min. “Elle vient d’être choisie par le comité d’entraide des agents du ministère de l’Inté- rieur. J’interviendrai auprès d’eux prochainement pour pré- venir les risques psycho-sociaux.” Nombre de ses patients auraient aussi trouvé une réponse dans L.P.G. après plu- sieurs psychothérapies infruc- tueuses, comme ce père de famille endeuillé, cette adoles- cente incapable de se rendre à

“I ci, on soigne avec des mots. Je vais identifier avec le patient la cause des dysfonctionne- ments, leur expliquer ce que leur cerveau perçoit et comment ils peuvent agir dessus” , résume le praticien bisontin. Une approche qui séduit par son côté non-conventionnel. La consultation ne résume pas à un monologue basé sur la libre association d’idées,mais s’inscrit dans un dialogue constant et vivant avec le psychanalyste. “Les patients apprécient qu’on leur propose une solution concrète.” Cette méthode de la psychana- lyse guidée, baptisée L.P.G., cherche en fait à pénétrer les couches profondes du cerveau pour y corriger les informations pathogènes. “L’activité cognitive des centres corticaux peut être bloquée sur le passé traumatique si celui-ci fut marquant et impactant. S’en libérer permet de retrouver un état d’esprit serein et une bonne santé phy-

siologique” , explique Sylvain Loye. Formé à l’école freudienne, le praticien a choisi de s’intéresser aux mécanismes en jeu dans le cerveau, s’inspirant du travail visionnaire du fondateur de la psychanalyse. “Avant même que les neurosciences existent, Freud avait compris qu’il y avait une forme de censure et de résistance dans le cerveau.” Lui reconnais- sant aussi des erreurs, il n’en reste pas moins un modèle à ses yeux, d’où la présence de plusieurs portraits dans son cabinet. “On ne peut pas efficacement

soigner les dys- fonctionnements de l’activité psy- chique (stress, états anxieux…) si on n’a pas identifié les fac- teurs responsa- bles imprégnés dans le réseau neuronal des centres corticaux

Corriger les informations pathogènes.

Dans le cadre de ses recherches, Sylvain Loye a aussi travaillé avec des sportifs de haut niveau comme Thibaut Baronian.

naire financier pour permettre de la développer et à terme, peut-être, former d’autres pra- ticiens en France. n S.G.

l’école ou cette jeune femme présente lors de l’attentat à Nice. Sylvain Loye aimerait aujourd’hui trouver un parte-

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