MeeT and TRaVeL MaG n°82 / mars-avril 2025
LA BULLE DU MICE La 52 e édition du Festival international de la bande dessinée qui s’est déroulée fin janvier a confirmé Angoulême en tant que capitale mondiale du 9 e Art et destination Mice originale. ZOOM Angoulême PAR MICHEL FORAUD
Pendant quatre jours, du 30 janvier au 3 février dernier, le cœur d’Angoulême a battu au rythme de la 52 e édition du Festival international de la bande dessinée, le premier du genre au monde qui attire chaque année le gratin des auteurs et des maisons d’édition. Une fois encore, la vie de la préfecture de la Charente a été entièrement dédiée à la BD, chaque rue, chaque commerce, chaque espace public accueillant des dédicaces, des expositions (Superman, Vinland Saga), des débats, des spectacles mettant à l’honneur le 9 e art qui a généré l’an dernier en France un chiffre d’affaires de 143 millions d’euros. Un succès populaire qui rejaillit sur l’activité économique de la ville, hôtels et restaurants faisant le plein durant le festival grâce aux 200 000 visiteurs français et étrangers accueillis en quatre jours, et qui booste la fréquentation touristique et de plus en plus le segment Mice que la municipalité entend fortement développer. UN TRAIN NOMMÉ ANGOULÊME La SNCF et le Festival de la BD, c’est une histoire d’amour qui dure depuis 19 ans, bien avant que le TGV ne mette Angoulême à 1h45 de Paris. Que SNCF Voyageurs soit partenaire premium du Festival n’a donc rien de surprenant, la compagnie prenant chaque année ses quartiers dans son studio SNCF Voyageurs au cœur du festival qui invite les visiteurs à “explorer le monde de la BD tout en célébrant le plaisir de voyager”. Outre les animations autour de la lecture et du voyage proposées tout au long de cette 52 e édition (notamment l’exposition Trains 2 Vie), SNCF Voyageurs a attribué son prix Fauve Polar qui récompense le meilleur polar de bande dessiné 2025 à Romain Renard pour “Revoir Comanche” (éditions Lombard), tandis que Luz, faut-il le rappeler, a remporté le Fauve d’Or du festival – prix du meilleur album pour Deux filles nues chez Albin Michel.
L’auditorium de l’Espace Carat
LE MICE FAIT SA BD Le fait qu’Angoulême soit à 1h45 de Paris et à 30 min de Bordeaux est évidemment un atout de poids pour séduire les organisateurs de séminaires et de congrès, d’autant qu’elle est située à proximité des vignobles de Cognac, une zone privilégiée pour des excursions et des soirées de gala chez des producteurs. Pour accueillir les groupes Mice, Angoulême dispose de plusieurs belles infrastructures pour les réunions, à commencer par l’Espace Carat, situé en périphérie, qui compte une salle modulable de 4500 m² (dotée de gradins rétractables), une salle de conférence de 1 000 m² et un hall d’accueil de 650 m². Autre site en centre-ville accessible aux groupes, la Cité Internationale de la BD qui abrite plus de 25000 planches originales, une bibliothèque et 2 salles de cinéma de 230 et 55 places, idéale pour une convention. Sachant que la ville cible en priorité les manifestations d’une jauge de 250 à 300 participants compte tenu d’un parc hôtelier limité à 1 200 chambres qui est essentiellement composé d’établissements de moins de 100 chambres, à l’instar du Mercure Angoulême Hôtel de France dont les 89 chambres viennent d’être rénovées (600 m² d’espaces évènementiels), tandis que le Saint-Gelais, un hôtel de charme installé dans un ancien couvent va prochainement s’enrichir d’un petit bijou de 13 chambres, l’Hôtel des Arts, portant à 29 chambres l’offre d’hébergement de ces deux unités qui comptent 3 salles de réunion. Enfin, sur l’îlot Renaudin, près de la gare, un Ibis Style de 80 chambres doit ouvrir ses portes d’ici à l’été, géré par le groupe DemHotel.
Le Studio SNCF Grands Voyageurs
26 | MEET AND TRAVEL MAG
Made with FlippingBook Digital Publishing Software