Pétrosphère 2/16

Pétro sphère

N o  2  /  Juin 2016

L’actualité du monde pétrolier

— Les voitures électriques sont- elles vraiment écologiques? Aperçu de l’ensemble du cycle de vie d’une voiture électrique. Pages 6/7 — «Hé… T’as l’âge?» Un nouveau sujet pour la protection de la jeunesse dans les shops de stations-service suisses. Page 8 — Deux fois plus efficace, deux fois moins gourmand Un nouveau chauffage à mazout

dont la consommation est inférieure d’environ 50%. Pages 9/10

Le chauffage à mazout toujours N o  1

A en croire la stratégie énergétique 2050, le chauffage à mazout serait condamné. La statistique montre cependant qu’il n’est pas prêt de disparaître.

© Photo: Westend61/Jo Kirchherr/Keystone

O n assiste depuis plusieurs années à une baisse de la consommation de mazout. Alors qu’entre 2001 et 2005, les ventes de mazout représentaient encore plus de 4,7 millions de tonnes en moyenne annuelle, elles atteignaient tout juste 3,3 millions de tonnes pendant le quinquennat 2011 à 2015. Remarquons en passant que les émissions de CO₂ dues aux combustibles ont régressé de près d’un tiers dans le même laps de temps. Ce recul est dû surtout au remplacement des vieilles installations de chauffage et à l’assainissement énergétique des bâti­ ments. Mais on ne peut pas parler véri­ tablement de «sortie» du chauffage à mazout, comme le montrent les chiffres

15 à 16%. Les pompes à chaleur ont même augmenté leur part de 8 à 11%. Le bois, l’électricité et les autres vecteurs énergé­ tiques, en revanche, ont stagné à environ 12, 10 et 3% (ill. 1, page 3). En examinant les périodes de construc­ tion, on constate une proportion de chauffages à mazout supérieure à la moyenne dans les bâtiments construits entre 1946 et 1980. Et ils s’y sont bien maintenus, car en comparant la part de chauffages à mazout de ces bâtiments dans les années 2009 et 2014, on ne constate qu’un léger recul de 1 ou 2%. Conclusion: là où il y a un chauffage à mazout, il y reste généralement. Dans les bâtiments plus récents (construits à

de l’Office fédéral de la statistique (OFS)¹: le nombre d’usagers passant du mazout à un autre vecteur énergétique est éton­ namment faible. Là où il y a un chauffage à mazout, il y reste En examinant les parts de marché des vec­ teurs énergétiques utilisés pour le chauf­ fage des immeubles locatifs, on constate que le mazout perd du terrain en Suisse depuis déjà quelques années. Dans les an­ nées 1980, 60 à 70% des bâtiments étaient encore chauffés au mazout. De 2009 à 2014, leur part de marché a passé de 52 à 48%. Pendant ce même laps de temps, la part des chauffages à gaz s’est accrue de

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Editeur: Union Pétrolière  /  www.petrole.ch

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