Journal C'est à dire 210 - Mai 2015

26 mai 2015 N° 210

Le journal du Haut-Doubs - www.c-a-d.fr

1, RUE DE LA BRASSERIE - B.P. 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX - T ÉL . 03 81 67 90 80 - redaction@groupe-publipresse.com I NFORMAT ION - R ÉDACT ION - PUBL I C I TÉ - ANNONCE S

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Rond-Point de l’Alliance ZAC Croix de Pierre - 25580 ETALANS Tél. +33 (0)3 81 58 30 74 contact@cuisines-lombardot.com

S O M M A I R E

La Poste doit déménager. La plate-forme de distribution du courrier de Morteau doit quitter le chemin des Pierres, un site devenu inadapté à l’activité. (page 4) Gens du voyage : le retour. Début mai, des gens du voyage se sont installés dans le Val de Morteau. De nombreux dégâts sont à déplorer à Grand’Combe-Chateleu. Ce sont les mêmes qui avaient sévi l’année dernière. (page 6) La Philha du Russey a 150 ans. Deux jours de fête les 19 et 20 juin sont prévus pour fêter les 150 ans de la Philharmonique du Russey. L’orchestre compte 36 musiciens. (page 25) Emploi : priorité aux nationaux. De l’autre côté de la frontière, des offres d’emploi fleurissent où il est demandé d’être Suisse ou de déménager dans le pays dès la prise de poste. (page 35)

LA RURALITÉ ABANDONNÉE ?

(Le dossier en pages 17 à 23)

LITERIDATION Cette opération ne constitue en aucun cas des soldes mais de la mise en vente des produits déballés ayant été testés en magasins et n étant pas neufs, elle intègre les modèles d’exposition et non les stocks sous emballage. Venez négocier ! Négociant de Literie grandes marques, Banquettes, Canapé, Linge de maison et Accessoires TOUS LES MODÈLES D’EXPO ET NOS «FIN DE SÉRIE» DOIVENT DISPARAÎTRE !* Face KIABI PONTARLIER *conformément à l article 2 de nos commandements (voir en magasin)

26 mai 2015 N° 210

Le journal du Haut-Doubs - www.c-a-d.fr

1, RUE DE LA BRASSERIE - B.P. 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX - T ÉL . 03 81 67 90 80 - redaction@groupe-publipresse.com I NFORMAT ION - R ÉDACT ION - PUBL I C I TÉ - ANNONCE S

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S O M M A I R E

La Poste doit déménager. La plate-forme de distribution du courrier de Morteau doit quitter le chemin des Pierres, un site devenu inadapté à l’activité. (page 4) Gens du voyage : le retour. Début mai, des gens du voyage se sont installés dans le Val de Morteau. De nombreux dégâts sont à déplorer à Grand’Combe-Chateleu. Ce sont les mêmes qui avaient sévi l’année dernière. (page 6) La Philha du Russey a 150 ans. Deux jours de fête les 19 et 20 juin sont prévus pour fêter les 150 ans de la Philharmonique du Russey. L’orchestre compte 36 musiciens. (page 25) Emploi : priorité aux nationaux. De l’autre côté de la frontière, des offres d’emploi fleurissent où il est demandé d’être Suisse ou de déménager dans le pays dès la prise de poste. (page 35)

LA RURALITÉ ABANDONNÉE ?

(Le dossier en pages 17 à 23)

LITERIDATION Cette opération ne constitue en aucun cas des soldes mais de la mise en vente des produits déballés ayant été testés en magasins et n étant pas neufs, elle intègre les modèles d’exposition et non les stocks sous emballage. Venez négocier ! Négociant de Literie grandes marques, Banquettes, Canapé, Linge de maison et Accessoires TOUS LES MODÈLES D’EXPO ET NOS «FIN DE SÉRIE» DOIVENT DISPARAÎTRE !* Face KIABI PONTARLIER *conformément à l article 2 de nos commandements (voir en magasin)

R E T O U R S U R I N F O

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La folie Lilian ne retombe pas

ÉDITORIAL Cache-misère La réforme du collège adoptée à la “va comme j’te pousse” par le gou- vernement révèle la fébrilité de ce dernier qui n’a pas pris le temps du débat démocratique et tenté de couper l’herbe sous le pied des contestataires. Cette méthode masque à peine le flou qui subsis- te autour du contenu d’une réforme qu’avalent comme une potion amè- re les défenseurs de la qualité. À l’excellence et au mérite, la ministre de l’Éducation préfère l’uniformisation et l’égalitarisme. Certains pourfen- deurs de la réforme qui l’évoquent comme étant annonciatrice du déclin de notre civilisation évidemment se ridiculisent et par la caricature qu’ils font du sujet contribuent à décrédibiliser leur opposition. D’autres plus mesurés, en tout cas plus argu- mentés, ont bien saisi l’esprit dans lequel a été réfléchie cette réforme. Pour Annie Genevard, pourfendeu- se du texte de Najat Vallaud-Bel- kacem, “l’obsession illusoire du “pour tous” a encore frappé.” Au motif que les sections européennes, les classes bi-langues et les langues anciennes ne bénéficient pas à tous les élèves sans exception, alors on les sup- prime. Comme si, dénonce la par- lementaire qui a été dans une vie antérieure prof de lettres, “la réus- site des uns serait responsable de l’échec des autres.” Les idées sur l’interdisciplinarité que veut encou- rager la réforme vont certes dans le bon sens, mais là encore, elles sont prématurées. Car avant de pouvoir travailler en interdisciplinarité, il s’agirait d’abord de maîtriser les dis- ciplines de base que l’on veut croi- ser ensuite. Et les disciplines de base, ce n’est pas l’apprentissage de l’histoire des religions, des cours d’improvisation théâtrale ni même le latin, c’est avant tout la maîtrise basique des connaissances fonda- mentales, c’est-à-dire savoir lire le français, l’écrire et manier les chiffres. On aura beau engager les meilleures réformes du monde pour les collé- giens, tant que ces derniers ne maî- triseront pas les apprentissages fon- damentaux, la réforme continuera à favoriser les élèves qui suivent et enfoncer ceux qui auront décroché dès la sixième. Oui la réforme est à engager, et d’urgence. Mais c’est en maternelle et en primaire qu’il faut débuter la refonte de notre sys- tème scolaire. Une réforme du col- lège ne sera jamais qu’un cache- misère pour une école de la Répu- blique en bien mauvais état. Jean-François Hauser est édité par Publipresse Médias 1, rue de la Brasserie B.P. 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX Tél. : 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 E-mail : redaction@groupe-publipresse.com Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Direction commerciale : Éric TOURNOUX et Éric CUENOT Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Édouard Choulet, Thomas Comte, Frédéric Cartaud, Jean-François Hauser. Mots fléchés : Jean-Marie Steyner. Ont collaboré à ce numéro : David Aubry, Marie Bruchon. Imprimé à Nancy-Print - I.S.S.N. : 1275-8825 Dépôt légal : Mai 2015 Crédits photos : C’est à dire, J. Chapuis, Lyre Mortuacienne, Mairie de Villers-le-Lac.

L’actualité bouge, les dossiers évoluent. C’est à dire revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l’actualité du Haut-Doubs. Tous les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”. Les exportations horlogères suisses à l’heure de la reprise

Lilian Renaud avec son frère Johan et son neveu Aubin (atteint de la maladie de Prader-Willi). Le chanteur se mobilise pour l’association.

R etraité de l’artisanat, Philippe BaIer a un visage que l’on n’oublie pas et une faconde qui force le contact. Avec sa longue barbe blanche et une gentillesse reconnue de tous, originaire du pays deMontbéliard, il n’a pasmis long- temps à se faire accepter dans cet- te vallée du Doubs à son arrivée il y a huit ans. Jusqu’à être élumaire de Glère, ce petit village proche de la frontière suisse en mars 2014. Mais l’aventure a tourné court : “Je suis un ancien entrepreneur qui a besoin que les choses avan- cent vite et bien… ce qui n’est pas possible avec toutes les lourdeurs administratives qui entravent les la pelle. L’effet Lilian se ressent jusqu’à l’E.N.I.L. où les candi- datures pour rentrer à l’école explosent. Même la mairie reçoit des lettres d’encouragements à transmettre à la famille. Quelques jours plus tard à Micro- polis, le chanteur attirait plus de 3 000 fans, dont 500 sont res- tés à la porte. “Je n’en reviens toujours pas de ce qui m’arrive. C’est impressionnant de voir tout ce monde” explique Lilian entre deux signatures d’autographes. Pendant plus de 2 h 30 à Mami- rolle, la nouvelle star n’a pas rechi- gné à se faire prendre en photo. Il a chaleureusement remercié tout le monde… et même fait la bise à quelques groupies qui n’avaient d’yeux que pour lui. Johan, grand frère de Lilian, est admiratif du petit dernier. Il l’a suivi à Paris : “Même à la télé, c’est le même qu’à la maison. Il ne fait pas de chichis. Je le trou- ve même un peu trop décon- tracté” dit le frangin. Il n’en demeure pas moins que l’effet À Mamirolle le 6 mai dernier, le vainqueur de The Voice a signé des autographes à

médiatique a changé les habi- tudes de cette famille soudée : “On a un peu l’impression de l’avoir perdu… , commente Johan. Depuis qu’il a gagné, on n’a pas encore pu vraiment le voir. Mais on est heureux pour lui.” Lilian n’oublie pas sa famille, ses deux sœurs et ses trois frères. Ni ses neveux et nièce Aubin, Maël et Margot. Son petit neveu Aubin (fils de Johan) est atteint de la maladie de Prader-Willi. L’argent récolté avec la vente de tee-shirts et l’organisation de soirées est reversé à cette organisation. De son côté, le maire de Mamirolle Daniel Huot est heureux. Il a remis la médaille du village où est gra- vé un fromage.

L e total des exportations horlogères s’élève à près d’1,8 milliard de francs suisses en mars 2015, derniers chiffres disponibles. Ce résultat permet à la branche de réaliser un très bon premier semestre, qui dépasse 5 mil- liards de francs, pour une crois- sance de 3,1 %. Toutes les matières se sont inscrites en hausse au mois de mars. La valeur a été tirée vers le haut grâce aux montres en métaux précieux. Le nombre de pièces total a bondi de 13,2 %, ce qui n’était pas arrivé depuis plus de trois ans. Ces chiffres encourageants masquent néanmoins une situa- tion très hétérogène suivant les segments de gammes et les destinations. Les extrêmes se rejoignent dans la croissance. Les montres de moins de

200 francs enregistrent une hausse supérieure à 22 %. C’est là que réside la clé pour expli- quer la hausse en terme de volumes. Idem avec les garde- temps à plus de 3 000 euros dont la progression à + 8,3 % participe pour beaucoup à la croissance du résultat général. Les segments intermédiaires sont en souffrance. La catégo- rie 200-500 francs est en chu- te de 3 %. La baisse est rela- tivement moins forte, - 1,4 %, sur le créneau des montres entre 500 et 1 000 francs. Les disparités se vérifient aus- si au niveau des marchés. L’Asie fait plutôt grise mine. Rien ne va plus à Hong-Kong où les ventes continuent à décliner de façon significative. On retrou- ve cette tendance au Japon et dans une moindre mesure en Chine (- 2,4 %). En revanche,

Le marché des montres haut de gamme continue à progresser.

et même si cela ne suffit pas à compenser les pertes des autres pays asiatiques, les ventes s’envolent à plus 27,2 % à Singapour. La montre suis- se redevient une valeur sûre sur le marché américain en haus- se de 22,4 %. La reprise éco- nomique se vérifie aussi en Europe qui redevient un mar- ché porteur en progression de 16,3 %.

Seul bémol quelques jours plus tard à Micropolis pour les cen- taines de fans qui avaient sage- ment attendu leur tour à Micro- polis le 14 mai lors de la Foire comtoise : un service de sécuri- té défaillant n’a pas pu empê- cher les resquilleurs de passer devant ceux qui avaient sage- ment fait la queue et qui se sont vus refouler à l’entrée faute de places suffisantes. Le maire de Glère jette l’écharpe

collectivités” explique-t-il lassé. Il n’en dira pas plus sur les freins qui l’ont aussi vite découragé pré- férant poser l’écharpe tricolore “avec la conscience tranquille de quelqu’un qui a servi son vil- lage avec passion et honnêteté.” Sans rancune. Philippe Baier conti- nuera à profiter d’une paisible retraite, épaulant sa compagne qui en ce moment parcourt les salons de pêche pour son entre- prise de fabrication de mouches. Déplacements prévus de longue date qui ne lui ont d’ailleurs pas permis d’être présent lors des élec- tions municipales anticipées sui- te à sa démission. Dès lors au complet comme le veut la loi pour élire un nouveau premier magistrat, le conseil muni- cipal a choisi une femme à sa tête, Myriam Bretey, avec 7 voix sur 11. Le nouveau maire et son équipe disent vouloir la transparence et dynamiser le village avec d’abord la finalisation du nouveau lotisse- ment et l’amélioration du cam- ping.

Philippe Baier a rendu son écharpe de maire un peu plus d’un an après son élection.

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V A L D E M O R T E A U

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Morteau La plate-forme de distribution du courrier cherche à déménager La Poste est en quête de nouveaux locaux, de préférence à Morteau, pour y installer la plate-forme de distribution du courrier située chemin des Pierres. Des problèmes de sécurité et de stationnement sont à l’origine de cette décision.

la situation est devenue très dif- ficile ici, mais on ne sait rien de plus” confie un des salariés de la plate-forme qui emploie près d’une trentaine de personnes dont une vingtaine de facteurs. “L’intérieur de nos locaux est fonctionnel. Le problème, c’est le parking, et l’accès pour le camion du courrier.Avant, lorsque celui-ci entrait sur la pla- te-forme depuis le chemin des Pierres, il ressortait par le site de l’agence en douane. Ce n’est plus possible aujourd’hui, et le camion ressort en marche arrière. C’est très dangereux le matin et le soir aux heures de pointes” ajoute son

L a Poste cherche actuelle- ment des nouveaux locaux sur Morteau pour y ins- taller la plate-forme de distri- bution du courrier située chemin des Pierres. Si l’actuel bâtiment est fonctionnel, sa situation dans la zone commerciale en plein essor pose des difficultés dans l’organisation quotidienne du ser- vice postal. “Nous sommes en

à Montbéliard. Ainsi, différents locaux qui pourraient conve- nir à l’activité de la plate-forme ont été répertoriés à Morteau notamment dans le quartier de la rue du Bief. “Pour l’instant, aucune décision n’a été prise” indique La Poste qui par ailleurs n’a pas arrêté de date pour le déménagement. “On sait qu’on doit partir, car

quête d’un nouveau site afin d’améliorer les conditions de tra- vail et de sécurité de l’ensemble des personnes de la plate-forme” indique la direction régionale de La Poste. Selon nos infor- mations, l’opérateur historique du courrier opterait pour un bâtiment existant plutôt que pour un projet de construction comme il en a réalisé à Gray ou

du projet de déménagement. “Avec le développement de la zone commerciale, nous ne pouvons plus nous garer. Avant, on sta-

que nos futurs locaux intègrent à la fois du parking pour le per- sonnel et pour les clients, ainsi qu’un espace couvert pour garer les véhicules de La Poste.” Dans sa recherche d’un nouveau lieu, La Poste veut veiller à s’installer dans un endroit acces- sible et idéalement situé pour que les entreprises qui déposent chaque jour leur courrier puis- sent continuer à le faire dans de bonnes conditions. T.C.

collègue syndiqué. Récemment, le camion en question aurait embouti un véhicule… de La Poste en manœu- vrant.

tionnait nos voitures devant les anciens locaux de Ruggeri. Ce n’est plus possible mais qu’il y a des com-

“Ce n’est plus possible aujourd’hui.”

merces. Nous ne pouvons plus stationner non plus devant les anciens locaux des surgelés Cho- pard qui vont être en travaux. C’est pourquoi nous souhaitons

Le personnel est confronté lui aussi à des problèmes de sta- tionnement que beaucoup espè- rent voir solutionné dans le cadre

Morteau Annie Genevard prise entre deux feux Le projet de déménagement de la pharmacie Principale de la Grande rue embar- rasse la députée-maire. Plus que de l’embarras, cette situation jette le doute sur sa politique de valorisation commerciale du centre-ville.

À Morteau, le projet de déménagement de la pharmacie Principale Genevard-Vuilley est un secret de polichinelle. L’officine envisage de quitter la Grande rue pour s’installer chemin des Pierres, dans les anciens locaux des Sur- gelés Chopard. Le bâtiment a été vendu et doit prochainement fai- re l’objet d’un programme de réno- vation. Si ce transfert probable alimente depuis quelques semaines les discussions en ville, ce n’est pas pour des raisons “com- merciales”. Après tout, la phar- macie est libre de déménager, même si ce projet est soumis à l’autorisation de l’Agence Régio- nale de Santé. Le problème en creux est qu’il

met en porte-à-faux Annie Gene- vard, députée-maire de Morteau qui a un lien familial direct avec cette pharmacie. Car on peut considérer que ce déménage- ment est en contradiction avec la politique qu’elle mène en

vard. Un autre élément vient ébran- ler les fondements de l’action politique que mène la députée- maire en faveur du centre-vil- le. Dans sa déclaration de patri- moine du 24 janvier 2014, ren-

faveur du commerce de centre-ville. La muni- cipalité pilote en effet des actions de com- munication pour le pro-

due publique et mise en ligne sur le site de la Haute Autorité Pour la Transparence de la Vie publique

Sa déclaration de patrimoine 2014.

mouvoir et éviter son déclin face à la nouvelle zone commercia- le de Morteau dont l’attractivité ne cesse de croître. C’est pré- cisément le but de la campagne “Mes commerces, Morteau centre, j’aime” chapeautée par la mairie. On comprend donc que le déménagement de la pharmacie de la Grande rue puisse embarrasser Annie Gene-

(H.A.T.V.P.), Annie Genevard précise qu’elle détient “25 % du capital” de la pharmacie, “soit 10 000 euros.” Elle est donc par- tie prenante dans l’officine. Un engagement dans le capital de la pharmacie qui est de natu- re à contredire son plaidoyer en faveur du commerce de centre-ville. T.C.

Ce sont des problèmes de stationnement et de sécurité qui poussent La Poste à partir.

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La pharmacie Principale a prévu de s’installer dans ce bâtiment du chemin des Pierres.

Publi-information “Le marché de l’immobilier a repris des couleurs”

A lexandre Bonnet et Cédric Valion sont bien particu- lièrement bien placés pour sentir les moindres sou- bresauts de l’immobilier, eux qui depuis huit ans, à la tête de l’agence Morteau Immobilier, suivent au jour le jour l’évolution de ce marché. Le début d’année aura été un peu com- pliqué pour le secteur de l’immobilier à cause des soubresauts de la mon- naie suisse qui a engendré un manque de visibilité. “Comme le franc suis- se a bondi d’un seul coup en jan- vier, de nombreux propriétaires fron- taliers qui avaient contracté un emprunt en francs suisses et qui sou- haitaient vendre leur bien ont dû réajuster leur projet parce que le coût du rachat de leur crédit a augmen- té d’un coup. Avec également les incer- titudes liées à la question du coût de l’assurance-maladie, il y avait une vraie frilosité” observe Alexandre Bonnet. “Mais une fois cette situation stabilisée et avec les premiers rayons du soleil de printemps, le marché de l’immobilier a repris des couleurs” ajoute le profes- sionnel. Les taux d’intérêt historiquement bas ajoutés au pouvoir d’achat reva- Après un petit coup de mou en début d’année liée aux incerti- tudes relatives au cours du franc suisse, le marché immobilier a retrouvé du tonus dans le Val de Morteau. Paroles de pro- fessionnels.

La gestion locative, autre force de l’agence L a transaction nʼest pas la seule spécialité de Morteau Immobilier dont le service “gestion locative” est très per- formant. Cʼest Vanessa Des- planches qui anime ce service qui sʼadresse à tous les propriétaires souhaitant se défaire de ces tâches administratives et de toutes les contraintes liées à la gestion locative dʼun bien. Cʼest un service à la carte qui va du service de location dʼun bien avec toutes les formalités qui lʼaccompagnent (visites, rédac- tion du bail…) jusquʼà la gestion complète où lʼagence sʼoccupe de tout, jusquʼà la régularisation de charges ou le suivi des tra- vaux dʼurgence. “Pour le proprié- taire, cʼest une solution de confort total et de complète tranquillité. En plus, cette somme est déductible des impôts” notent Cédric Valion et Alexandre Bonnet. Morteau Immo- bilier gère plus de 180 lots actuel- lement essentiellement sur le Val de Morteau.

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lorisé lié à ce fameux franc suisse fort permettent aux professionnels de l’immobilier de revoir de nombreux primo-accédants à la recherche d’un

toutes les conditions sont réunies actuellement pour les acquéreurs. “Nous avons en ce moment un panel très intéressant de maisons et d’appartements à la vente. Le nombre d’offres est plus important que l’an dernier à la même époque” se félici- tent les deux gérants de Morteau

Immobilier. Il n’y a donc plus qu’une démarche à entamer si vous êtes à la recherche d’un bien, c’est de franchir la porte de Morteau Immobilier, rue René- Payot à Morteau : des professionnels de l’immobilier Made in Morteau sau- ront vous guider.

appartement ou d’une mai- son. “Les taux sont descendus jusqu’à 1,90 % sur 20 ans. Les acquéreurs potentiels sentent bien que c’est le moment idéal pour acheter” note Cédric Valion. Les prix du neuf se sont stabilisés. Dans l’ancien,

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V A L D E M O R T E A U

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En bref…

L’épineux problème des gens du voyage Un convoi de gens du voyage s’est établi en mai dans le Val de Morteau. De nouvelles dégradations sont à déplorer. Grand’Combe-Chateleu

Frontaliers La Maison transfrontalière euro- péenne en collaboration avec le syndicat suisse U.N.I.A. organi- se une réunion sur les métiers de lʼhorlogerie en Suisse mar- di 2 juin de 15 h à 17 h à Mor- teau au 29, Grande rue. Réunion animée par le syndicat U.N.I.A. Lors de cette conférence, lʼintervenant décrira les carac- téristiques et conditions de tra- vail propre à ce secteur en Suis- se. Il abordera également l'état du marché de l'emploi dans ce domaine, les salaires en vigueur, les conventions collectives de travail… Lʼentrée est libre et gra- tuite. Rens. 03 81 68 55 19 ou 03 81 39 93 02. Social Le Département du Doubs recru- te des assistants familiaux. Agréés, recrutés et formés par le Département, 280 assistants familiaux - dont 23 hommes et 16 couples -, accompagnent à ce jour des enfants accueillis au titre de lʼaide sociale à lʼenfance, en leur apportant leur soutien et une éducation au quotidien. Afin de garantir le suivi de cette mis- sion essentielle de protection de lʼenfance, le Département du Doubs souhaite recruter davan- tage dʼassistants familiaux et lan- ce une campagne de recrute- ment. Informations : 03 81 25 89 89.

D ébut mai, un groupe de gens du voyage s’est installé dans le Val de Morteau. Selon les services de gendar- merie, le convoi est arrivé de la Vue-des-Alpes en Suisse où il était basé. Ceux qui le com- posent appartiendraient pour la plupart au même groupe

que celui qui a stationné l’été dernier sur le canton et qui a laissé derrière lui des dégâts importants à Villers-le-Lac et à Morteau. Échaudées une première fois, les autorités locales ont donc fait preuve de vigilance à l’arrivée des caravanes, redoutant que se répète le scénario de 2014. Pour

commencer, des gens du voya- ge se sont installés illégalement sur le terrain de la Petite Vites- se à Morteau à proximité de la gare. D’autres ont station- né leurs caravanes sur l’aire d’accueil de l’Éboulement que la communauté de communes du Val de Morteau vient tout juste de remettre en état (N.D.L.R. : le bloc sanitaire avait été entièrement saccagé l’été dernier, obligeant la collectivi- té à fermer le site le temps d’effectuer les réparations). Ensuite, le 16 mai une partie du convoi a quitté Morteau pour Grand’Combe-Chateleu. Au total, 19 caravanes et deux cam- ping-cars se sont installés au pied de la piste de la Bonade, autour du terrain de foot. Le 21 mai à midi, ils n’avaient pas encore levé le camp malgré l’arrêté d’expulsion. La présence de cette commu- nauté sur le canton fait moins de vagues qu’il y a un an. Mal-

gré tout, des dégradations sont à déplorer à Grand’Combe-Cha- teleu. Selon nos informations, la porte des vestiaires du foot a été fracturée, les buts ont été cassés et il manquerait une ving- taine de ballons. L’alimentation

les gens du voyage. “Il faudrait que les choses avancent sur ce plan-là. La procédure est longue et compliquée.” Ce sentiment d’impuissance des autorités ne fait que nourrir l’exaspération d’habitants dans le Val de Mor-

électrique du bâtiment a par ailleurs été détour- née pour alimenter les caravanes. “Une plain- te sera déposée” remarque le maire Jean- Pierre Frigo qui n’entre

teau. “Ma plus grande crainte est qu’un jour la situation dérape et qu’on arrive à un drame” s’inquiète Jean-Pierre Frigo. L’élu redoute par ailleurs que l’ensemble

“Ma crainte est que la situation dérape.”

pas dans les détails des dégra- dations recensées par la muni- cipalité. “Il y a des incivilités. Les gens n’hésitent plus main- tenant à nous les signaler. On reçoit cinq à six coups de fil par jour par rapport à cela” indique la gendarmerie de Morteau. Confronté pour la première fois à ce genre de situation, Jean- Pierre Frigo observe que la légis- lation est inadaptée pour appor- ter une réponse appropriée à l’occupation illégale de lieux par

de la communauté des gens du voyage soit stigmatisée à cau- se des agissements de certains individus qui la composent. “Nous avons mis des poubelles à côté de leur campement. Ils ont payé leurs poubelles ! ” pré- cise le maire. Les gens du voya- ge devraient dans tous les cas quitter prochainement le can- ton pour participer aux grands pèlerinages, jusqu’à leur pro- chain passage. T.C.

Une partie du convoi s’est installée sur l’aire d’accueil de Morteau que la communauté de communes a tout juste remis en état.

Les caravanes se sont installées mi-mai au pied de la Bonade à Grand’Combe-Chateleu.

V A L D E M O R T E A U

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Morteau Cap sur le Bas-de-la-Chaux pour la menuiserie Mougin En manque de place et de visibilité, l’entreprise qui associe Didier Mougin et ses fils Aymeric et Anthony va s’installer sur la zone du Bas-de- la-Chaux dans un bâtiment neuf.

En bref…

Cinéma Le cinéma de Charmoille avec le collectif Colibris de Besan- çon organise la projection du film “En quête de sens”, de Nathanaël Coste et Marc de la Ménardière, vendredi 29 mai à 20 h au cinéma de Charmoille. Afin de prolonger l'expérience, la projection sera suivie dʼune animation “ciné-échange”. Ni un film environnemental, ni un film de voyage ou de fiction, ni totalement documentaire, incar- né mais pas intimiste, ce film ressemble au road-movie dʼune génération désabusée à la recherche de sagesse et de bon sens. Tarif : adultes 5€, - de 14 ans 4€ - Possibilité de réservation au 03 81 44 30 49. Environnement Journée du développement durable le 30 mai à Morteau de 9 heures à 18 heures au Château Pertusier de Morteau. Nombreux stands et anima- tions. Plusieurs thématiques seront développées : les éco- gestes du quotidien, le tri sélec- tif et la filière des textiles, les méthodes de compostage, la ville durable, lʼhabitat, des ate- liers pédagogiques pour enfants etc. Et une conféren- ce sur le thème “Quelle éner- gie pour mon logement ?” à 16 heures. Programme com- plet sur www.morteau.org

L a Suisse n’est pas qu’un aspirateur àmain-d’œuvre. À plus ou moins long ter- me, elle peut aussi constituer un tremplin à la création d’entreprise en France. Didier Mougin a d’abord fait ses gammes chez les Helvètes avant de voler de ses propres ailes. Son projet, il l’a

conçu dans l’esprit d’une boîte familiale qu’il compte bien trans- mettre à ses garçons. L’entreprise voit le jour en 2011. L’activité s’articule dans un pre- mier temps autour de la menui- serie générale : pose de portes, fenêtres, cuisine, agencement, escaliers, portes de garage. “On

Didier Mougin avec ses fils Anthony et Aymeric prendront possession de leur nouveau bâtiment au Bas-de-la-Chaux en fin d’année.

300 m 2 de garage. Il s’adossera à une extension plus petite abri- tant les bureaux et un show- room . “Pour la réalisation, on a privilégié les locaux, au niveau des fournisseurs et des corps de métier du bâtiment. On

a aménagé l’atelier dans l’ancienne fromagerie de Flan- gebouche.” Entre-temps, les deux fistons terminent leur forma- tion de charpentier. De quoi ouvrir de nouveaux horizons à l’entreprise qui se diversifie vers la construction bois et emploie aujourd’hui cinq per- sonnes en comptant les diri- geants. “C’est toujours plus inté- ressant d’avoir plusieurs cordes à son arc” , justifie Aymeric Mou- gin. Cette stratégie n’est pas sans contrainte. Elle implique d’avoir plus de place et d’être mieux identifié. “On a commencé à cher- cher un nouveau local dans

l’existant mais cela n’a pas abou- ti” , explique Didier Mougin qui étudiait également la solution d’un bâtiment neuf. L’opportunité s’est présentée avec la viabilisation de la secon- de tranche de la zone d’activité

du Bas-de-la-Chaux. La S.A.R.L. Mougin et fils acquiert la parcelle de 47 ares, idéalement située à l’angle de la route des Microtech-

s’occupera de la partie bois. On fait en sorte que ce bâtiment ait fière allu- re. Ce sera la vitrine de notre savoir-faire”, conclut Didier Mougin

“La vitrine de notre savoir-faire.”

satisfait aussi de disposer bien- tôt d’un atelier bien équipé et parfaitement aux normes. L’installation est prévue en fin d’année 2015. F.C.

niques et de la route du Bas-de- la-Chaux. “On sera en face de Faivre-Rampant” , situe le chef d’entreprise. Le bâtiment s’étendra sur 1 000 m 2 dont 400 m 2 d’atelier,

Le bâtiment s’étendra sur 1 000 m 2 au bord de la route des Microtechniques.

Les Fins “L’élan de solidarité nous donne l’énergie de ne pas se sentir dévasté” Depuis le tremblement de terre du 25 avril, Anaïs Clerc, présidente de l’association “À hauteur d’hommes, auteurs d’humanité” s’inquiète du sort des 200 enfants de l’école que l’association soutient au Népal.

C’ est à dire : Quelles nouvelles avez-vous des 200 enfants ins- crits à la Pioneer Academy School, une école de la val- lée de Katmandou que votre association contribue à fai- re vivre depuis 2006 ? Anaïs Clerc : Il y a beaucoup d’enfants externes dont nous sommes encore sans nouvelles. Le premier tremblement de ter- re s’est produit la veille de la

tremblement de terre, des habi- tants des quartiers voisins sont venus trouver refuge dans la cour. 100 à 200 personnes se sont installés là. Certaines ont tout perdu. Nous avons toujours l’électricité grâce aux panneaux solaires que nous avions installés. Tout le monde vient se brancher sur l’école. Pour l’eau, nous avons un purificateur. Mais il y a un risque d’épidémie aujourd’hui lié à une eau impropre à la consommation. A.C. : Je reçois des dizaines de mails par jour de soutien. Ces messages nous donnent l’énergie de ne pas se sentir dévasté. Le fait qu’autant de gens ici se mobi- lisent, beaucoup sont d’ailleurs venus au Népal, ainsi que des associations qui se sont tour- nées vers nous spontanément, c’est extraordinaire. Les mairies de Besançon et des Fins nous ont apporté leur soutien. On reçoit des dons de particuliers de 5 à 200 euros, et de 1 000 à 3 000 euros pour les associations et les mairies. Nous avons été Càd : Vous avez lan- cé un appel à la soli- darité. Quels retours avez-vous ?

très positivement surpris de l’élan de solidarité. Ces dons vont nous permettre de faire face à l’urgence. Càd : Quelles sont aujour- d’hui les priorités de l’association ? A.C. : Nous voulons nous concen- trer en priorité sur l’accueil des enfants en urgence à l’internat. Il faut entièrement repenser l’organisation puisque nous ne disposons plus que d’un bâti- ment. Cela veut dire plus de lits, plus de couvertures, des salles de bains à aménager pour garan- tir un minimum d’hygiène. Si on parvient à transformer des salles de classe, nous pourrons accueillir au moins cent enfants à l’internat, soit quarante de plus qu’avant le tremblement de terre. Au regard de la situation, nous voulons à court terme multiplier les parrainages. Une personne qui donne 15 euros par mois nous permet d’accueillir un enfant à la journée. Si elle ver- se 50 euros par mois, on peut prendre en charge l’enfant à l’internat. Ces parrainages sont très importants.

rentrée scolaire. Il y a eu 200 répliques depuis. On sait que deux internes sont morts. Des élèves originaires de Langtang (350 habi- tants) ont disparu. C’est

“On se pose vraiment la question de l’après.”

Anaïs Clerc, des Fins, a prévu de se rendre sur place au mois de juillet.

bientôt au Népal ? A.C. : J’aimerais être sur place pour dire aux habitants qu’ils ne sont pas seuls. D’un autre côté, le fait d’être ici me permet de mobiliser de gens autour d’une action solidaire. Je dois cependant partir là-bas début juillet. Notre objectif est de nous relayer sur place avec des membres de l’association aux côtés du directeur de l’école afin d’évaluer la situation et en fonc- tion, de mobiliser les moyens adaptés. Il faudra être là pour acheminer le matériel et les

le village martyr de la catas- trophe. Il a été rayé de la carte. La plupart des villages sont dévastés. Pour l’instant, on ne sait pas combien d’enfants man- quent à l’appel. Càd : L’école a-t-elle été détruite ? A.C. : Sur les trois bâtiments, deux ont été très endommagés, dont un est véritablement inuti- lisable. Le bâtiment principal a quelques fissures mais on peut l’occuper. L’école est située en haut d’une colline. Depuis le

fonds. La solidarité est magni- fique et nous ne pouvons pas nous permettre de perdre un euro. Càd : Comment allez-vous gérer l’après tremblement de terre ? A.C. : On se pose vraiment la question de l’après. Avant le

tremblement de terre, on réflé- chissait à mettre en place des formations à des métiers. Il n’en existe pas au Népal. Or, on sait qu’après cette catastrophe il y aura besoin de compétences dans le domaine de la construction pour reconstruire sur le long ter- me. Propos recueillis par T.C.

Renseignements : http://ahauteurdhommes.jimdo.com/ Concert de solidarité le 31 mai à 17 heures

salle des fêtes de Villers-le-Lac. Philippe Borie chante Brassens.

Càd : Comptez-vous partir

V A L D E M O R T E A U

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Hommage Une rue Alix-Girardot à Villers-le-Lac La rue de l’École sera baptisée du nom de l’ancien maire de Villers-le-Lac décédé en juillet 2014. Cérémonie officielle de baptême le 3 juin.

Villers-le-Lac 110 000 euros pour le cimetière des Côtes Les élus ont validé l’extension du cimetière des Côtes et l’installation de nouveaux columbariums. L’entreprise bisontine Franzi a été préférée au consortium local Ruggeri-Pepiot.

une recrudescence des dépôts sauvages dans le secteur. Il y a malheureusement toujours des gens irrespectueux” , déplore Sté- phanie du service déchets à la communauté de communes du Val de Morteau. Le problème des dépôts anarchiques sur le par- king du collège à Morteau a été réglé avec l’installation de vidéo- surveillance. Aux grands maux, les grands moyens. “Ce point d’apport volontaire abrite des conteneurs à verre et un point- relais vêtements. Certains s’employaient à ouvrir les sacs d’habits. Les choses sont rentrées dans l’ordre dès que l’on a sur- veillé l’endroit.” L’assouplissement mis en place avec le passage de 12 à 18 col- lectes au niveau des ordures ménagères semble porter ses fruits.Après moult réclamations, la communauté de communes avait choisi d’étoffer le ramas- sage. “Le bilan est positif. Cha- cun s’y retrouve” , conclut la com- munauté de communes en rap- pelant que la déchetterie des Fins est ouverte six jours sur sept de 7 heures à 19 heures. F.C. lisées avaient postulé à l’appel d’offres : deux entreprises exté- rieures, la société Franzi de Besançon et la société Duc et Préneuf d’Audincourt, et une entreprise locale composée du duo Ruggeri et Pepiot. Les élus de Villers-le-Lac ont tranché le 30 avril dernier en faveur de la société Franzi. Ces trois entre- prises qui avaient répondu à l’appel d’offres proposaient des tarifs très différents : 110 000 euros pour Franzi, 140 000, pour Duc et Préneuf et 192 000 pour Ruggeri-Pepiot, soit 80 000 euros d’écart ! Avant de prendre sa décision, la com- mission d’appel d’offres de la mairie avait souhaité com- prendre ce grand écart de prix. “Il apparaît que la société Fran- zi fabrique elle-même ses colum- bariums, d’où la suppression d’un intermédiaire, ce qui explique en partie la différen- ce” dit la mairie. La commission municipale, après vérification de la qualité des prestations réalisées ailleurs par la socié- té Franzi a retenu cette derniè- re pour les travaux. Par ailleurs, les trois premiers columbariums qui avaient été installés au cimetière, qui se sont beaucoup détériorés, seront changés avant l’été par la socié- té Bonna-Sabla qui les avait installés. J.-F.H.

C’ est la rue qu’il empruntait touslesjoursàpieddepuis sondomicilepourserendre à sa mairie…Quel meilleur choix aurait pu être trouvé pour baptiser cette voie montante où tant de fois lesVillériersontvupasserlalongue silhouetteathlétiqued’AlixGirardot. Mercredi 3 juin, Dominique Mol- lier, lesanciensmairesdela locali- té etlafamilled’AlixGirardot inau- gureront lanouvelleplaquede cet- te rue qui relie en pente la mairie à l’école. Alix Girardot, qui était né en 1918, a été maire de Villers-le- Lac entre 1970 et 1983. Il avait pris la succession de Pierre Ber- çot décédé brutalement. “À cette époque, le travail ne manquait pas et il a dû assumer de très gros chantiers comme la nouvel-

L e cimetière des Côtes fait l’objet de travaux d’agrandissement.Plusieurs concessions supplémentaires seront aménagées sur le bas de ce cime- tière dont lepérimètre sera agran- di. Par ailleurs, trois nouveaux

columbariums seront édifiés, ain- si qu’un jardin du souvenir des- tiné à accueillir les cendres des défunts. Le coût total des travaux confiés à une entreprise privée s’élève à 110 720 euros. Plusieurs entreprises spécia-

Alix Girardot (en haut au centre) entouré d’autres maires de Villers.

le mairie construite sur l’emplacement de l’ancienne éco- le. En 1971, il a collaboré active- ment à la création du syndicat Chauffaud-Châteleu pour l’aménagement du domaine skiable. Il en a assumé la pré- sidence de 1977 à 1983. Il a aus- si encouragé la fondation de la M.J.C. sous la houlette de Mar- cel Coquard” rappelle Jean Bour- geois, ancien maire de la ville. Alix Girardot a également lan- cé le programme du cimetière des Côtes et engagé d’importants chantiers : “la route du Pissoux, le début du remblaiement de la Griotte ou les premiers travaux d’enrochement au Saut du Doubs portent sa marque. C’est aussi

lui qui conduit la construction de la maternelle des Genévriers destinée à remplacer les préfa- briqués tellement inconfortables” ajoute M. Bourgeois. Alix Girar- dot aura également assuré la vice-présidence du tout jeune district du canton de Morteau créé en 1973 sous l’impulsion de Christian Genevard. Alix Girardot sera distingué par le titre d’officier des Palmes Académiques en 1982 et Che- valier de l’ordre du mérite à l’échelon national en 1989. Il était aussi un grand sportif, seul maire du secteur à avoir parti- cipé par exemple au marathon de New York. J.-F.H.

Le cimetière des Côtes avec sa belle exposition vers le Val, sera agrandi vers le bas.

Les Gras

Abandon de déchets : le grand n’importe quoi Pourquoi déposer à la va-vite des sacs de vieux habits sur une place de stationnement le long de la R.D. 47 au-dessus des Gras alors qu’il exis- te tout pour bien faire ? Stupide.

La rue de l’École sera rebaptisée le 3 juin.

A G E N C E D E M O R T E A U / 0 3 5 9 3 0 9 8 9 7

L’ auteur du délit a pro- bablement agi dans la nuit du samedi 9 ou dimanche10mai.Lessacs étaient parfaitement visibles lundi matinauborddelaR.D.47.Ledépôt se situait plus exactement dans les boisau-dessusdesGrassurunancien virage de la départementale transforméaujourd’huienaire de stationnement. “On a ramassé six à sept sacs d’habits d’enfant. Un nom figurait sur ces effets. Il reste à vérifier cet indice” , indique Ber- nard Jacquet, premier adjoint aux Gras. L’élu confirme éga- lement qu’il s’agirait plutôt d’un acte isolé. Même son de cloche à la gendar-

merie de Morteau. “On n’enregistre pas plus de plaintes qu’avant.” Tout laisse donc à pen- ser qu’il s’agirait d’un manque de civisme manifeste. D’autant plus regrettable qu’il existe des solutions de récupération avec des “bornes” de récupération de vêtements et chaussures réparties sur le territoire de la communauté de com- munes. Sans compter qu’en cas d’identification, le contrevenant risque une amen- de de seconde classe. Ce type de comportement a-t- il un lien avec la mise en place de la redevance incitative sur la collecte des déchets sur le Val de Morteau ? “On n’observe pas

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C’est un acte isolé.

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V A L D E M O R T E A U

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Les apiculteurs ont le bourdon Depuis 2011, les apiculteurs du département enregistrent une baisse de la produc- tion de miel. Si la passion pour les abeilles est intacte, ils doivent composer avec un environnement qui change. Un contexte que le syndicat apicole du Doubs explique. Environnement

L es années se suivent et mal- heureusement se ressem- blent pour les apiculteurs du Doubs. Ils constatent que depuis 2011, la production demiel est en baisse. “Cela fait quatre ans que nous n’avons pas eu une année correcte. Nous sommes en dessous des 10 kg de miel par ruche, alors qu’en temps normal la production est au moins de 10 à 12 kg” observe Michel Mesnier, nouveau président du syndicat apicole du Doubs (Sadapi 25). “Dans les années soixante-dix, lorsque j’ai commencé l’apiculture, les récoltes étaient énormes. La vie de l’apiculteur n’est plus tel-

lement rose” se souvient Jean- Marie Grand, qui a présidé l’organisation départementale durant 37 ans. La majorité des 450 adhérents au syndicat sont des apiculteurs amateurs qui possèdent entre 2 et 100 ruches, ce qui au total représente un parc de 5 000 ruches (N.D.L.R. : il en faut 400 pour être professionnel. Ils sont moins de dix dans le Doubs à être dans ce cas). Selon ces spécialistes passion- nés, la baisse de la production est liée à conjonction de plu- sieurs facteurs. “Pour faire du

miel, il faut des abeilles. Or, chaque année en Franche-Com- té, c’est entre 20 et 30 % du chep- tel des abeilles de ruches qui dis- paraît” s’inquiète Michel Mes-

nier. Ce printemps, des apiculteurs ont perdu plusieurs ruches. Dans le Haut-Doubs l’un d’eux en a perdu une trentai- ne. “C’est une explica- tion au déficit de pro-

“La vie de l’apiculteur

n’est plus tellement rose.”

duction” ajoute-t-il. Les deux autres facteurs qui entrent en ligne de compte sont la florai- son et la météo. “Si pendant la floraison, la météo est mauvai- se, et qu’il fait trop froid par exemple, les abeilles ne sortent pas. Elles butinent à partir de 12 °C” complète Jean-Marie Grand. Ainsi en 2014, la période de pro- duction a été courte. Le pro- blème des apiculteurs est qu’ils doivent composer avec un envi- ronnement qui change. Il y a le varroa, un acarien parasite redoutable pour les abeilles auquel s’ajoute désormais le risque de voir arriver le frelon asiatique qui décime les essaims. Pour l’instant, l’hyménoptère est au sud de la Loire. Il y a aussi l’évolution des pra- tiques agricoles, la transforma- tion des paysages, l’urbanisation, tous ces éléments entrent en

ligne de compte pour expliquer à la fois la disparition des abeilles mais aussi la réduction de la bio- diversité qui ouvre la produc- tion de miel à des nectars diffé- rents. Des prairies fleuries sont devenues de graminées bonnes pour la culture fourragère. Dans le Haut-Doubs, il est possible d’obtenir du miel de pissenlit à condition que les foins ne démarrent pas trop tôt. “On a débroussaillé par ailleurs les haies d’aubépine, alors qu’elles permettaient de faire un miel d’exception. Heureusement, il reste la forêt. Il y a les érables, les tilleuls, les ronces. On voit l’évolution de l’environnement dans la diversité des miels. Les miels de fleur sont rares, désor- mais c’est principalement du miel de forêt qui est produit” notent les représentants du Sadapi 25 qui permettent à leurs

adhérents de commercialiser leur miel sous l’appellation “Miel de Franche-Comté”. Un miel courant dans le Doubs est celui de sapin issu de miel- lats. C’est aussi un des plus chers puisqu’il se négocie autour de 16 euros le kilo. Curieusement, le recul de la production n’a pas conduit à une inflation des prix sur les marchés. Car si la quantité de miel a ten- dance à diminuer, la demande des consommateurs, elle, ne fai- blit pas. Les apiculteurs fran- çais produisent 10 000 tonnes, alors que les besoins sont de 40 000 tonnes. Pour répondre à la demande, le pays importe donc du miel. Mais il y a dans les habi- tudes des clients qui consom- ment ce produit un attachement au circuit court : du producteur

au consommateur. “Le miel se vend sur les marchés, mais aus- si dans les commerces de proxi- mité comme les épiceries, les fro- mageries, les boucheries” remarque Michel Mesnier. Désor- mais, nombreux sont les consom- mateurs à devenir producteurs. L’apiculture est à la mode. Le Sadapi 25 croule sous les demandes pour les formations qu’il organise. “Tous les ans on a 90 inscrits pour 35 places. Avec ces 35 élèves, on va travailler sur notre rucher école. Ils ont entre 18 et 60 ans. Ce qui est très inté- ressant, c’est que des gens de tous les milieux sociaux, des hommes et des femmes, se tournent vers l’apiculture. Ce sont des per- sonnes qui se rapprochent de la nature et qui ont compris que l’abeille est en danger.”

Renseignements : www.sadapi25.fr

Globalement, la production de miel baisse dans le Doubs.

Visite de l’établissement, découverte des formations ...

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