N°771

Le 26 octobre, le GMI Mihai Suba nous a quittés. Un excellent pédagogue et joueur qui a marqué son temps d’une empreinte indé lébile. HOMMAGE À MIHAI SUBA 1947-2025 IN MEMORIAM DANS LE RÉTROVISEUR

P lusieurs fois champion de Rouma nie, c’était une personnalité atta chante, dont un livre avait retenu l’attention et m’avait particulièrement impressionné Dynamic Chess Strategy (Pergamon Chess, 1991) qui avait reçu les éloges de ses pairs dont le regretté GMI belge Luc Winants : « Depuis l’époque de Nimzovich, aucun ouvrage stratégique d’une telle profondeur n’avait été écrit. » J’avais eu l’occasion de lui adresser quelques mots lors de l’Olympiade de Lucerne en 1982. Mihai jouait au 2 e échiquier de l’équipe roumaine, derrière le GMI Florin Gheorghiu, et avait réalisé la meilleure performance de son équipe (+6 =6 -1). Son unique défaite fut concédée face à l’étoile montante des échecs sovié tiques : Garry Kasparov. Je retiens une phrase de lui, qui m’avait interpellé sur l’avenir radieux prôné par le génie des Carpates, Nicolae Ceausescu : « Ils prétendent me payer, je prétends tra vailler ! » Mon ami, le MI Illijin Neboisa, était très proche de Mihai Suba et m’a fait parvenir quelques mots pour lui rendre hommage. n LE HÉRISSON VU PAR MIHAI SUBA L a partie suivante illustre la com plexité de la défense Est-Indienne qui produit des positions déséquilibrées. Assise sur les épaules de géants, elle conserve tout son intérêt, même si cette ouverture n’est plus à la mode. Tout ce qui est oublié est nouveau ! J’avais déjà publié cette partie sur le site d’ Europe Échecs , mais après une nouvelle lecture et des commentaires plus étoffés, elle me semble toujours aussi intéressante. n 76

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