MeeT and TRaVeL MaG n°89 septembre-octobre 2026
RENCONTRE AGENCE
Président de Fédération France Événements Propos recueillis par Anne Golec Stéphane Abitbol
« … promouvoir notre filière auprès des candidats à l’élection présidentielle, notamment pour démontrer qu’elle contribue au rayonnement international de la France ainsi que des territoires. »
M&T – En juin dernier, la Fédération France Événements a annoncé sa création, avec le Synpase, Lévénement, La CLÉ – Collective des Lieux Événementiels, Traiteurs de France, Traiteurs d’Avenir et Traiteurs Évènementiels de Paris pour membres fondateurs. Quelle est la genèse de cette nouvelle organisation ? Après la crise du Covid-19 nous avons réalisé, dans un contexte où la communication évènementielle a une importance croissante au sein des entreprises, que nous partagions beaucoup de problématiques communes entre membres de la filière, quel que soit le métier. Et que par conséquent il serait intéressant de les partager, d’y travailler et de devenir un interlocuteur clairement identifié des pouvoirs publics et des organismes sociaux. D’ailleurs, pendant la crise sanitaire, nous avions constaté qu’ensemble notre voix portait davantage. Nous avons alors avancé sur le sujet entre associations qui le souhaitaient pour donner corps à cette organisation. M&T – Quelle est sa vocation ? L’idée est de prendre son destin en main, de la même manière que nous avions contribué à la nouvelle convention collective (NDLR : applicable depuis le 1 er avril 2025), pour construire une réponse collective entre métiers qui se ressemblent. Face aux transformations économiques, sociétales et environnementales, nous avons besoin d’un cadre commun pour parler d’une seule voix et porter nos enjeux. M&T – Qui peut adhérer à la Fédération France Événements ? Toute association ou organisation professionnelle. Nous avons commencé par quatre collèges d’activité représentant les agences, les prestataires, les lieux et les traiteurs, et nous sommes ouverts à en créer de nouveaux pour accueillir d’autres associations, afin d’avoir plus de poids dans nos prises de parole et de faire avancer nos réponses collectives.
M&T – Quels sont les sujets sur lesquels vous vous mobiliserez ? Il est encore tôt pour être précis, notre feuille de route est en cours. Mais l’un des sujets qui apparaissent comme une évidence est celui des entrepreneurs individuels ou auto-entrepreneurs, qu’il faut absolument déclarer comme CDDU, et sur lequel l’inspection du travail avait annoncé des contrôles au printemps. Par ailleurs, il y a la question des données que nous avons besoin de consolider pour mieux caractériser nos différents métiers. Ou encore, au niveau politique, le fait de promouvoir notre filière auprès des candidats à l’élection présidentielle, notamment pour démontrer qu’elle contribue au rayonnement international de la France ainsi que des territoires. Un autre sujet, enfin, est celui de la RSE. Cela fait de nombreux sujets communs et chantiers à déployer, que nous développerons cet automne lors d’un évènement. M&T – Une gouvernance inédite est évoquée dans le communiqué annonçant la création de l’organisation. Quel en est le fonctionnement ? C’est une gouvernance alignée sur le fait que chaque collège d’activité a une voix et siège au conseil d’administration, pour assurer une parité. Cela permet d’aborder tous les sujets, plutôt que ce soit le poids économique qui en décide. Ce mode de gouvernance équitable et équilibrée intéresse, si bien que d’autres associations et métiers sont sur le point de nous rejoindre. En revanche ce fonctionnement ne nous a pas permis de trouver un terrain d’entente avec l’UNIMEV, en tout cas pour le moment. Mais je ne désespère pas que cela soit rediscuté et que l’on avance.
NUMÉRO 89 | SEPTEMBRE - OCTOBRE 2026 | 19
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