MeeT and TRaVeL MaG n°89 septembre-octobre 2026
GÉO MICE | GROËNLAND
Des incentives complètement inuits GROËNLAND
C alotte glaciaire, icebergs, fjords et traditions inuits y composent la trame d’incentives de l’extrême au pays du grand froid.
joliment campée au fond d’un fjord sur la côte ouest que sillonnent en hiver d’imposants iceberg. C’est-à-dire la plus longue partie de l’année, la température moyenne annuelle ne dépassant pas les 4 à 5° en dépit du réchauffement climatique. Une destination encore bien préservée, pour ne pas dire bien conservée, en référence à son immense inlandsis de glace recouvrant les 4/5 e d’un territoire vaste comme quatre fois la France. Vaste, presque vierge, quasi-vide et d’une époustouflante beauté pétrifiée par le gel, le Groënland ne peut être qu’une promesse d’aventure pour les plus blasés des incentives, ce qu’a compris une poignée d’opérateurs sur les régions arctiques qui y proposent désormais des séjours de 4/6 jours mixant selon les saisons, croisières dans les fjords de Nuuk ou Disko Bay avec observation des baleines, randonnées en raquettes ou ski de fond dans les montagnes, raids en traîneaux à chiens ou motoneige, croisière sur le glacier Eki à Ilulissat, observation d’une aurore boréale en hiver et visite de villages inuits, assortie d’un kaffemik , la joyeuse libation d’accueil groënlandaise qui préside à tous les évènements sociaux. Trois localités se prêtent à l’accueil de ces groupes, Nuuk, bien entendu, et plus au nord, Sisimiut et Ilulissat sur les rives de l’éblouissante Disko Bay où dérivent d’impressionnants icebergs. Tout dépend de la saison, bien entendu, l’hivernale s’étendant de janvier à juin, la moins hivernale, de septembre à novembre, en évitant la période de Noël et juillet-août, le pic touristique local. Car, en dépit des bruits de bottes trumpiennes qui ont fait craindre le pire, le Groënland commence à devenir à la mode auprès des amateurs de sensations uniques, ce qui fait que les investissements, tant privés que supportés par l’état, s’y multiplient. Nuuk s’est dotée d’un aéroport international, tout comme Ilulissat inaugurera le sien à la fin de l’année, tandis qu’ouvrent de nouveaux hôtels, de nouveaux lodges (Camp Kangusiaq, Igloo Lodge, EKI Glacier Lodge…), de nouveaux restaurants et que s’élargit la palette des activités proposées dans les trois localités précitées comme à Qaqorto dans le sud.
Ouf ! La grosse patte américaine ne s’est finalement pas abattue sur lui l’hiver dernier. Pour l’instant du moins, l’idée d’une mainmise sur ce territoire arctique étant depuis longtemps une constante de la politique de défense de l’Empire américain. De défense et de prédation, le Groënland recelant ¼ des réserves d’hydrocarbures du grand Nord, sans oublier ses gisements de minerais divers et de terres rares. En attendant le territoire reste sous la bannière du Danemark, avec une large autonomie qui préfigure une probable indépendance comme le souhaite la majorité de ses 55 000 habitants qui souhaiteraient également en filigrane rester dans le giron européen afin de se prémunir des appétits récurrents de son puissant voisin. L’épisode de février dernier aura au moins eu le mérite pour beaucoup de mieux le situer sur une carte et de faire connaître le nom de sa capitale, Nuuk, frileuse métropole de quelques 20 000 habitants, Y aller Promesse d’espaces vierges et d’émotions intenses dans ses immensités glacées, le Groënland, est aujourd’hui la très grosse cerise sur le gâteau des incentives arctiques. À moins de 6h de vol de Paris, via Copenhague par SAS ou Reykjavik par Icelandair , il offre aux incentives disposant d’un bon budget, des circuits originaux au départ de Nuuk et bientôt d’Ililusaq, incluant éventuellement et en alternative au vol domestique d’ Air Greenland , une navigation le long de sa côte ouest sur le bateau Express qui relie les deux villes.
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