La Presse Bisontine 72 - Décembre 2006

BESANÇON

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ILS

PHÉNOMÈNE Soirées étudiantes Sans alcool, la fête n’est pas si folle

L’ONT

DIT…

À propos de la mise en place des correspondants de nuit dans certains quartiers bisontins. Le financement de ce dispositif coûtera 1,40 euro par mois et par locataire dans les logements gérés par Grand Besançon Habitat (ex-H.L.M. municipaux), 0,39 euro pour les locataires Néolia (ex-S.A.F.C.), 1,80 euro pour les locataires S.A.I.E.M.B. et 0,43 euro pour les personnes logées par Habitat 2 : “Il n’est pas question qu’une nouvelle fois ce soit les locataires qui financent leur tranquillité. La tranquillité publique relève de l’impôt payé par tous.”

La réussite d’une soirée étudiante dépend aussi de la possibilité de consommer de l’alcool. Quoi qu’on en dise, cela semble faire partie de la fête.

Le bureau de la B.A.F. qui a organisé la soirée étudiante de Micropolis : Béatrice Ronzi, Vincent Kissel, Julien

L a vie d’étudiant, c’est aussi la fête. Dans le milieu universitaire - entre autres -, une fête sans alcool, ce n’est plus vraiment une fête. Il fau- drait être dupe pour croire le contraire. Chacun vous dira qu’il n’est pas forcé à boire, mais sur le principe, rares sont ceux à rechigner à lever le coude. Le 26 octobre dernier, 3 500 étudiants participaient à une soirée géante orga-

qui a déployé une importante logistique pour que la fête se déroule sans accrocs. Des navettes gratuites par exemple étaient mises à disposition du public pour le véhiculer. S’il était interdit de fumer à l’intérieur de Micropolis, on pouvait en revanche y boire de la bière, puisque la Licence II que les organisateurs ont obtenue ne les autorisait pas à distribuer autre chose. Le bar à alcool courait sur 26 mètres, celui des boissons sans alcool sur 15. C’est un signe. Selon la B.A.F., sur la réserve de 8 000 litres de bière prévue, 4 000 ont été consommés. “Sans bar à alcool, on ne prendrait pas le risque d’or- ganiser une telle soirée” admet un des organisateurs (le budget était de 100 000 euros). La fête sans alcool serait donc moins folle ! Kronenbourg était le partenaire officiel de la manifestation bisontine. Le bras- seur a fourni toute la logistique comme les tireuses à bières et les gobelets. Les partenariats sont fréquents entre les alcooliers et les écoles qui organisent des soirées étudiantes. “Nous soutenons en France 450 soirées, ce qui représente

Vallot et Mathieu Fromont.

nisée par la B.A.F. (Besançon et ses asso- ciations fédérées) à Micropolis. En s’ac- quittant d’un droit d’en- trée de 20 euros, les fêtards pouvaient consommer des boissons alcoolisées ou non à volonté. Ce principe d’ open bar est souvent décrié par les associa-

un potentiel de 450 000 étudiants” annon- ce la direction de la communication de la brasserie Kronenbourg. “Ce sont les écoles qui nous sollicitent précise-t-elle. Sur le principe, elles doivent nous ache- ter de la bière. En fonction de la com- mande, on fournit un kit qui va des verres, pour le plus simple, à des animations avec des hôtesses pendant toute la soi- rée pour le plus important. Systémati- quement dans les kits, onmet des affiches, des éthylotests pour sensibiliser les gens au danger de l’alcool.” En parallèle, la marque a également lan- cé une bière sans alcool. Or ce produit n’occupe que 3 % du marché en France.

“C’est un secteur qui progresse” consta- te pourtant la direction de Kronenbourg. Mais de là à convaincre les organisa- teurs de soirée de ne distribuer que de la bière sans alcool, il y a encore un mon- de. Le partenariat est devenu un outil de communication important pour les alcoo- liers et les brasseurs dont la publicité grand public est rigoureusement enca- drée depuis la loi Évin. “Nous avons donc dû développer d’autres moyens pour tou- cher les consommateurs.” Ce fut le cas à Micropolis.

“Développer d’autres moyens pour toucher les consomma- teurs.”

Alain Genot, Jacques Poly, Jean-Claude Pierron et Jacques Girardin,

tions qui militent contre l’alcoolisme chez les jeunes. “Pour nous, ce système a le mérite d’éviter que les gens arrivent sur le site déjà alcoolisés. On évite éga- lement les mouvements d’argent” estime Julien Vallot, vice-président de la B.A.F.

administrateurs de la commission nationale du logement

T.C.

PUBLI-INFORMATION

La Paillotte : du bois, du rêve, du bonheur

L Une fois la porte du 108 Grande rue franchie, nous voilà replongés d’un coup dans la lointaine enfance. Les souvenirs ressurgissent alors : maison de poupée, cheval à bascule et dînette. Une ambiance chaleureuse, les couleurs gaies, l’odeur du bois, tout respire ici l’authen- ticité. Nous sommes dans l’une des plus belles adresses bisontines consacrée aux jouets. La Paillotte est une institution locale, elle a été créée il y a 32 ans. Pier- re Bouvier, le gérant, a repris l’enseigne il y a deux ans. Depuis, il réussit à mon- trer qu’il “existe une autre alternative aux jouets en plastique. Les jouets en bois sont authentiques, chaleureux et robustes” dit- il. Le nouveau virage pris depuis l’arri- vée de Pierre Bouvier aux commandes du magasin s’avère payant. Il a fait le tri dans les collections, a enrichi la gamme des jeux et jouets et privilégie désormais le bois quasi exclusivement. Dans la boutique se succède alors une gamme infinie de jeux et jouets pour tous les âges. Tout y est, rien ne manque : la ferme et ses animaux, les bilboquets, les dînettes, les puzzles, les toupies, les ins- truments de musique, les mobiles, la bel- le cuisinière - si réaliste. Sur une autre étagère, Pinocchio côtoie Oui-Oui. Nous voilà au rayon des garçons avec ses châ- teaux en bois, les voitures et les avions. Plus loin, on aperçoit les peluches, les tirelires, les animaux de la savane, les yo-yo et les marionnettes. Les petites filles ne sont pas en reste : poussettes, landaus et maisons de poupée feront leur bonheur. On n’oublie pas les “grands enfants” qui trouveront des jeux d’échecs, jeux de dames, casse-tête chinois et ces originaux puzzles en trois dimensions made in

Le magasin La Paillotte propose des dizaines d’idées-cadeaux originales et authentiques. Les jeux et les jouets en bois font leur grand retour cette année dans la hotte du Père Noël. Son adresse préférée est au 108 Grande rue à Besançon.

Des centaines de référence, un dénominateur commun : le bois.

Franche-Comté . “Nous travaillons beau- coup avec les fabricants locaux, notam- ment l’industrie du jouet jurassien” note Pierre Bouvier. L’activité de la Pailllotte est actuellement en plein essor. Le bouche à oreille fonc- tionne, peut-être aussi un certain ras-le- bol de ces “usines à jouets” de la péri- phérie. “Lorsqu’on s’attache à faire de la qualité et à s’occuper correctement du client, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas” ajoute le responsable. La Paillotte peut proposer à sa clientèle un

service gratuit de livraison à domicile. Très pratique pour les objets encombrants. “Comme les vacances de Noël tombent cet- te année juste avant le Réveillon, les gens s’y prennent plus tôt cette année pour fai- re leurs cadeaux” ajoute M. Bouvier. La Paillotte ouvre ses portes du mardi au samedi de 10 heures à midi et de 14 heures à 19 heures. À l’occasion des fêtes de fin d’année, l’enseigne sera éga- lement ouverte tous les dimanches et les lundis de décembre, de 14 heures à 19 heures.

108, Grande rue 25000 BESANÇON Tél./fax : 03 81 81 12 37 www.paillottejouets.com

La Paillotte

Pierre Bouvier a repris la Paillotte en 2004.

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