La Presse Bisontine 54 - Avril 2005

LE GRAND BESANÇON

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D ÉCHETS

En bref

Débat autour du projet de nouveau four

Les anti-incinérateurs prônent le tri comme alternative " Handicap

L’U.F.C.V. vient d’éditer son cata- logue “vacances adaptées” prin- temps-été 2005. Il s’adresse à des enfants et des adolescents déficients mentaux. Plus de 60 formules de vacances sont pro- posées pour Pâques et l’été. Renseignements à l’U.F.C.V. au 03 81 47 48 10. Livre Le Centre Régional du Livre organise l’opération “Librai- ries en fête” du 24 mars au 3 mai. Objectif : promouvoir la librairie indépendante à tra- vers notamment des ren- contres-lectures avec des auteurs. 7 librairies bisontines sont partenaires. Renseigne- ments au 03 81 82 04 40. C.A.F. La Caisse d’allocations fami- liales de Besançon vient d’en- voyer à ses 60 000 allocataires un formulaire de déclaration de ressources à compléter et à renvoyer. Ayez le réflexe internet. Vous pourrez saisir votre déclaration en ligne sur le www.caf.fr du 1 er mars 2005 au 30 septembre 2005. Vous pourrez y accéder avec vos numéro d’allocataire et code confidentiel. En 2004, 1 800 allocataires ont utilisé Inter- net, soit une progression de 330 %. " "

Alors que le projet de construction d’un four n°5 à l’in- cinérateur de Besançon sera arrêté en 2006, les asso- ciations opposées à l’incinérationmontent au créneau. Pour elles, une alternative existe : le tri.

“O n ne va pas s’arrêter en si bon chemin” , affirme-t-on à Franche-Comté-Nature-Envi- ronnement (F.C.N.E.). Le 16 mars, les associations opposées à l’incinération, constituées en réseau depuis l’autom- ne, organisaient leur premier grand mee- ting . Parmi elles, F.C.N.E., Attac, ou l’U.F.C.-Que choisir. D’autres actions devraient suivre pour délivrer leurmes- sage : il y a une alternative crédible à l’incinération.

pour dire qu’on ne veut pas d’usine d’in- cinération, tout de suite. On sait qu’il en faut, mais nous voulons juste que l’on réfléchisse à d’autres solutions pour l’ave- nir” , corrigeMichel Cottet, président de Doubs-Nature-Environnement. Plutôt que de construire un nouveau four, l’alternative pour les anti-inciné- rateurs, c’est le tri “le plus poussé pos- sible.” Récupération des métaux sur les appareils électriques, valorisation des

Près de 50 000 tonnes de déchets ménagers sont incinérées chaque année dans l’incinérateur de Besançon.

déchets organiques - restes de repas et épluchures - qui représentent 30%des déchets ménagers. “On peut les valo- riser par le compostage. Ou par la méthanisation, une opération similaire au com- postage, mais dans unmilieu

L’alternative, le tri “le plus poussé possible.”

Car cette année est une année charnière pour les anti-inci- nération. Le four n°3 de l’in- cinérateur de Besançon, construit en 1976, devra être mis hors service en 2009. La décision de construction d’un

Selon le syndicat, la moitié des déchets ménagers sont incinérés, 20 % recyclés et 10 % compostés. Mais pour le direc- teur du S.Y.B.E.R.T, Philippe Gonnier, si “la question soulevée par les associa- tions écologistes est bonne, la réponse n’est pas adaptée. Ce n’est pas parce qu’on fait plus de valorisation organique, que l’on peut se passer de l’incinération. Il y aura toujours des résidus.” À terme, soutiennent pourtant les asso- ciations, tri et incinération sont incom- patibles. “Lors de l’incinération, pour

réussir à brûler pleinement, il faut du combustible, c’est-à-dire du plastique, du carton, tout ce qui pourrait être faci- lement valorisé. On ne pourra pas aller plus loin dans le tri si on continue à pri- vilégier l’incinération” , reprend Gilles Sené. Un argument que récuse Philip- pe Gonnier. “On arrive à incinérer sans problème, même s’il y amoins d’éléments calorifères.”“Nous ne demandons pas la lune, conclut Gilles Sené, mais c’est une question de société.” ! S.D.

nouveau four, n°5, ne sera définitive- ment arrêtée qu’au début 2006, après une longue période de réflexion. Un temps que les associations entendent bienmettre à leur profit, pour propager leurs idées. “Attention, nous ne sommes pas des fon- damentalistes. Nous ne sommes pas là

d’oxygène, qui permet d’obtenir du gaz méthane” , explique Gilles Sené, prési- dent de la F.C.N.E. Du côté duS.Y.B.E.R.T., le syndicat char- gé de la gestion de l’incinérateur, on reconnaît qu’il y a encore “des progrès à faire sur la question de la valorisation des déchets organiques. On y travaille.”

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