La Presse Bisontine 54 - Avril 2005

L’ÉCONOMI E

26

S AÔNE Le tourisme pour développer le plateau de Saône

Conseiller général de Besançon-Sud, Yves-Michel Dahoui présente les grands axes de développement du Plateau de Saône. Et en profite pour régler ses comptes avec la communauté d’agglomération. Projet phare, l’implantation du conservatoire de botanique régional sur le Plateau. Yves-Michel Dahoui : “On aimerait être suivi par tous”

L a Presse bisontine : Quelles sont les grandes orienta- tions pour le développe- ment du Plateau de Saône ? Yves-Michel Dahoui : On doit s’appuyer sur deux choses. Le développement écono- mique d’une part, et le déve- loppement touristique de l’autre, avec des atouts qu’on ne peut pas nous contester. Au niveau économique, nous avons déjà un fort potentiel avec les zones d’activité implantées à Mamirolle et à Saône. Le développement doit s’appuyer sur ces zones existantes, d’autant que nous avons du foncier de disponible Mais la condition essentielle pour tout cela, c’est l’achèvement de la voie de contournement des Mer- cureaux. L.P.B. : C’est indispensable ? Y.-M.D. : C’est la priorité des priorités. Comment voulez- vous réussir à développer une activité, si vous n’amé- liorez pas la desserte qui relie la capitale régionale à

nier dossier : les pistes cyclables. J’aimerais que l’on réfléchisse sur la mise en place de pistes sécuri- sées autour du collège de Saône, pour permettre aux ados de venir en vélo en clas- se. Mais là aussi, on attend toujours. L.P.B. : On vous sent remonté contre la communauté d’agglo- mération du Grand Besançon. Avez-vous le sentiment d’être un peu oublié ? Y.-M.D. : On ne peut pas dire qu’on soit oublié. Mais cela fait trois ans que l’on essaye de développer nos atouts. On attend maintenant que les mesures qui sont néces- saires pour atteindre nos ambitions soient prises en compte. Des pistes cyclables, le déménagement du conser- vatoire, ce sont des choses simples. On voudrait que tout le monde soit sur la même longueur d’onde. ! Propos recueillis par S.D.

souhaite que le conserva- toire de botanique régional, provisoirement installé à Besançon, s’implante sur le Plateau, pour créer un espa- ce qui intégrerait conser- vatoire et marais. Ce serait un véritable atout pour le tourisme vert et on aime-

sa plus proche banlieue ? C’est pour cela que, nous les élus du Plateau, on se bat sans cesse pour qu’elle soit réalisée au plus tôt. Cela fait presque 30 ans que ça dure, ça me “gonfle” de plus en plus. C’est essentiel pour le Plateau, c’est certain, mais c’est aussi un axe de développement pour toute la région. On aime- rait être suivi par tous sur ce dossier. Que les collectivi- tés locales et l’É- tat comprennent que c’est vraiment impor- tant. L.P.B. : Que comptez-vous faire pour développer le tourisme ? Y.-M.D. : C’est notre atout principal. Le Plateau de Saô- ne, zone verte aux portes de la ville, a tout le potentiel pour devenir un lieu de tou- risme de proximité pour les Bisontins : de grandes forêts, des sentiers de randonnées, les marais de Saône… On

rait que la Région et la communau- té d’agglomération du Grand Besan- çon se détermi- nent rapidement et qu’on amorce la question des financements.

“Presque 30 ans que ça dure, ça me “gonfle”.

Concernant les marais de Saône, qui alimentent la moitié des Bisontins en eau potable, on veut également que la C.A.G.B. en prenne la compétence avant la fin de 2005. Les communes concernées ne peuvent plus assumer seules les frais et les ambitions de dévelop- pement. Si la C.A.G.B. veut donner l’impression qu’elle est efficace, c’est l’occasion de le montrer. Enfin, der-

Yves-Michel Dahoui est aussi adjoint à la ville de Besançon.

É NERGIE Gaz de France se débarrasse des fontes grises En Franche-Comté, il reste encore 12 kmde réseau de distribution de gaz en fonte grise. À Besan- çon, on recense 8,74 kilomètres de canalisation. Gaz de France va les remplacer d’ici 2007. E n 2004, l’activité de Gaz de France a progressé. La société a gagné 18 % de nouveaux clients par rapport à 2003. Ce qui porte à 216 le nombre de communes connectées au réseau dans la région, soit 154 238 clients. Au total, la société a investi 17mil- lions d’euros, dont 2,2 millions d’euros pour l’activité transport et 13,8millions d’euros pour l’activité distribution. En 2005, Gaz de Fran- ce devrait confirmer sa progression. Il est prévu d’étendre encore le réseau de 50 à 60 km pour accueillir de nouveaux clients. Près de 12 000 personnes auront donc la possibilité de choisir comme éner- gie principale le gaz naturel. En parallèle, une des missions annoncée par Éric Labroue, délégué régional de Gaz de France, est d’engager “le programme de résorp- tion des fontes grises qui datent des années 70. L’idée est de net- toyer l’ensemble du réseau d’ici 2007. Mais nous allons tout mettre en œuvre pour terminer en 2006.” Il y avait en France 30 000 km de fonte grise. Il en reste encore 2 000. Sur l’ensemble de la région, on recense 12 km dont 8,74 à Besançon et 48 m à Pontarlier.

La concession Citroën déménage B ESANÇON Ouverture mi-avril L’enseigne automobile se déplace de quelques mètres pour s’installer dans ses nouveaux locaux. L’ancien site qu’elle occupait jusqu’à présent sera rasé puis reconstruit avant d’être segmenté en surfaces commerciales.

L a concession Citroën de la rue de Dole à Besançon déménage. Mi-avril, elle s’installera dans ses nouveaux locaux construits, à la place de “Renault Véhi- cules Industriels”, juste à côté des bâtiments qu’elle occupe encore pour quelques jours. Pour Jacques Dubois qui a repris la concession en novembre 2003, cet investissement s’imposait. Le site actuel qui s’étale sur 7 500 m 2 est vétus- te. Il manque de fonctionnalité, et ne corres- pond plus à l’image d’une marque innovante.

“ Il fallait moderniser tout ça” dit-il. Plutôt que d’en- gager une rénovation des locaux dont elle était loca- taire, la direction a fait le choix de s’engager dans un programme de

“Il fallait moderniser tout ça.”

construction qui arrive à terme. La nouvelle structure de 5 000 m 2 est adap- tée au fonctionnement et aux perspectives de développement de la concession. “C’est beau- coup plus accueillant avec un hall où seront présents tous les services : voitures neuves, occasion, S.A.V., pièces détachées. Pour l’ins- tant, l’activité est segmentée du fait de l’agen- cement des locaux” précise Jacques Dubois. Dès la mi-avril, les anciens bâtiments seront rasés par le promoteur qui s’est porté acqué- reur des lieux. À terme, une autre structure de 7 500 m 2 doté d’un parking de 350 places devrait sortir de terre. Ce futur complexe sera segmenté en plusieurs cellules commerciales. Le permis de construire est en cours de dépôt. Une commission de C.D.E.C. viendra ensui- te autoriser ou non l’installation des enseignes. !

Ces anciens réseaux représentent un danger potentiel. C’est pour cette rai- son que les techniciens gaziers les surveillent de façon plus régulière, jus- qu’à leur remplacement définitif, de façon à détecter d’éventuelles ano-

“Tout mettre en œuvre pour terminer en 2006.”

malies comme une fuite. Cependant, la plupart des dommages rele- vés sur le réseau sont liés à des événements extérieurs, par exemple lorsqu’une entreprise de travaux publics intervient sur un chantier. En 2004, 80 dommages ont été enregistrés en Franche-Comté. Un chiffre en baisse comparé à 2002 et 2003. Pour Éric Labroue, “il faut continuer à informer, sensibiliser et responsabiliser les entreprises de T.P.” qui malencontreusement dégradent parfois le réseau dans leurs opérations de travaux. !

Jacques Dubois, responsable de la concession Citroën.

Made with FlippingBook - professional solution for displaying marketing and sales documents online