PeterFrederikSuhm_1898

Breve. Suhm til Frøken v. Beulwitz.

et de le voir courir sur les traces glorieuses de feu son Père ; Pour ce je voudrai qu’il eut deja quitté le militaire, et entré dans le civile ; Il m ’a aussi assuré d’jr travailler de toutes ses forces, mais les tems sont difficiles. Je voudrai de tout mon cœur le voir aussi heureux qu’on peut etre, et pour l’amour de lui meme, et parti­ culièrement pour l’estime et l’amitié, que je porte envers Vous, que je suis si éloigné de pouvoir oublier, que je Vous désir de penser plus souvent à moi, que je ne pense à Vous ; ma femme a les memes sentimens, Elle Vous embrasse de tout son cœur, mon petit Fritz Vous baise les mains ; Nous rendons tous nos re­ spects à Madm Votre Cousine et je suis touiours sincèrement Mademoiselle A Copenhague votre très humble et très obéissant serviteur le 15 de mars 1771. p. F. Suhm.

P. S. Je Vous prie d’envelopper les livres dorénavant dans quelque chose, car leur relieure est d’ailleurs endommagée.

2 .

Mademoiselle

ma très chere amie ! Enfin le tardif Philibert m ’a rendu la feuille qui manquait dans le Plutarque, et je l’ai aussi reçu du relieur. Il est relié en marbre selon votre ordre. La relieure a coûté 4 écus. Le relieur voulait absolument avoir 4 ecus et 4 marcs. 4 ecus et 11 chez Philibert font 15 en tout. Je suis fâché que ce livre a tant tardé, et qu’il est si cher ; mais aussi il est beau, tant en dedans que dehors. Je souhaite à présent que vos compagnes présentes et fu­ tures veuillent le bien feuilleter, et souvent lire dedans, car en vé­ rité c’est une très bonne lecture. J’envoye aussi 4 continuations du Monthty Review ; Bien que Vous n’avies pas écrite des livres anglois et Italiens. Si Vous souhaites d’autres, Vous n’aves que commander. Msr. votre frere se porte bien, comme j ’ai oui dire à d’autres, car je ne le vois pas. On m ’assure qu’il s’applique aux mathématiques. Il est à présent dans les casernes. Ma femme Vous fait mille complimens. Mon petit Fritz Vous baise les mains. Il ne peut pas de soi meme présentement se souve­ nir de Vous ; mais nous parlions si souvent de Vous, qu’il ne peut pas Vous oublier. Ce serait une grande consolation pour nous, si

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