1855 Traité des liqueurs, et de la distillation des alcools ou, Le liquoriste et le distillateur modernes
TRAITÉ que celle pratique est des plus blâmables, ceux 11ui la mettent en usage risquent d'être poursuivis avec toute la rigueur des lois. Quelques-uns, plus scrupuleux, après avoir traité une liqueur \Jar l'acétate ou le sous-acétate de plomb, satu– rent ces substan~s par l'emploi d'une même quantité d'acide tartrique qui, en formant un précipité abondant, les entraine avec lui. Les doses employées pour un hectolitre de liqueurs sont généralement celles-ei : ac.é– tale ou sous-acétate de plomb , t OO grammes; acide tartrique, tOO grammes. On reconnaît facilement la présence d'un sel de plomb dans un liquide, en y ajoutant quelques gouttes d'une dissolution de sulfate de soude ( :s grammes de sulfate fondu dans t:S grammes d'eau), ou d'une dissolution alcoofü1ue de picromel (alcool t 5 grammes, picromel i grammes.) Le collage à chaud, c'est-à-direccluiquis'opèreaumême moment que le tranchage, est quelquefois employé par des Liquoristes : ils ajoutent t ! blancs d'œufs par hec– tolitre de liqueurs; cette méthode est vicieuse, et la liqueur qui est traitée par ce moyen contracte un goût d'albumine cuite que le temp5 a bien de la peine à faire disparatlre. Par suite des motifs déduits dans cet article, après que les liqueurs ont été clarifiées par le collage et le repos, il est encore utile de procéder à leur filtration , afin de leur donner une limpidité irréprochahle.
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