1855 Traité des liqueurs, et de la distillation des alcools ou, Le liquoriste et le distillateur modernes
TRAITÉ
filtration, on peul, au-dessus du filtre, placer un con~e (voyez pl. 3), qui recevra cette liqueur, et en onvr.tnl le robinet proportionnellement à la quantité qui s'écoule par la chausse, l'opération se fera presque seule. Si, par une circonstance qu'il faut autant que possible éviter, on était forcé de filtrer une liqueur aussitôt qu'elle vitmt d'être fabriquée, ·il faudrait employer ~ ou 3 feuilles de papier en plus, et, dans le cas où cette liqueur serait laiteuse, par suite de la division de l'huile volalile, ajouter une petite quantité de noir animal en poudre qui s'emparerait de l'excès de cette huile. Il ne faudrait pas cependant abuser de ce moyen, car alors la liqueur perdrait la majeure partie de son parfum. Il est entendu que l'on ne peut ajouter le noir animal que dans les liqueurs blanches; son action décolorante doit le faire rejeter pour celles colorées : un peu d'alun pul– vérisé , dans ce cas, convient à ces dernières. Ainsi que nous l'avons déjà dit, les chausses sont des sortes de poches coniques, elles doivent être en étotre croisée, connue sous le nom de molleton dt faim; celles en feutre dont se servent les marchands de vins, ne peuvent convenir pour les liqueurs. On doit toujours avoir une certaine quantité de chaus– ses, pour ne pas filtrer une liqueur blanche dans une chausse qui a servi à filtrer une liqueur rouge, ou d'un parfum qui pourrait lui nuire. On doit avoir soin aussi de bien laver les chausses sans les battre, mais seu– lement en les immergeant à plusieurs reprise11 et dans plusieurs eaux, afin de ne pas enlfier le poil de la laine, qui est nécessaire pour faire adhérer le papier après. Lorsque les chausses out été bien lavées et séchées,
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