1855 Traité des liqueurs, et de la distillation des alcools ou, Le liquoriste et le distillateur modernes

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TRAITÉ

Le curaçao surfin se prend quelquefois avec Je l'eau : il devient rose par l'addition de cette dernière. La transformation de couleur étonne et charme le 1mblic, qui la regarde bien à tort comme une preuve de qualité. L'infusion de curaçao s'emploie pour donner à .la li– queur une légère amertume d'orange; la quantité indi– quée peut être augmentée ou diminuée suivant la force de cette infusion ou la gré du fabricant. Nous ne saurions trop blâmer l'emploi de l'eau chaude pour la trempe des écorces de curaçao : par ce pro– cédé, elles perdent une partie de leur parfum cl pren– ~en\ un goût rance qui nuit considérablement à la li– q~ur. En suivant exactement nos prescriptions, on obtiendra un résultat des plus l'latisfaisanls, c'est-à-dire un curai;.ao qui pourra soutenir la comparaison avec ceux des meil– leurs Liquoristes. Le curaçao blanc se prépare de la même manière, en remplaçant seulement la couleur alcoolique par une même quantité d'esprit 3/6.

EAr DIVINE.

Esprit de citrons, d'oranges,

8 litres. 6 litres. 3 litres. t litre. t litre. 18 litres.

- de corianru;e, - de muscades, Eau de tleurs d'oranger, Alcool à 8~· , Sucre raffiné, très-blanc,

56 kilos. Eau commune , quantité suffisante pour tonner un hectolitre Je liqueur. Opùrer suivant la IIWthode conn~.

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