Table of Contents Table of Contents
Previous Page  7 / 100 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 7 / 100 Next Page
Page Background

L’ACTU QUI VOUS CONCERNE

DOSSIER FAMILIAL

7

d

LEXIQUE

› Intérêts de retard:

pénalités financières

dues par les

contribuables au fisc

lorsqu’ils ne paient

pas leurs impôts dans

les délais légaux,

après un contrôle

fiscal ou un oubli de

déclaration. Dès 2018,

leur taux est réduit

de moitié, passant à

0,20 % par mois, soit

2,4 % par an (au lieu

de 0,40 % par mois,

soit 4,8 % par an) et

s’applique aussi aux

sommes dues par

l’État aux ménages

(intérêts moratoires),

selon la loi de finances

rectificative pour 2017.

Des relations

simplifiées avec

l’administration

Le projet de loi pour un État au service

d’une société de confiance*, présenté le

27 novembre dernier par le gouvernement,

comporte une série de mesures visant à

rendre l’administration plus « bienveillante ».

LE DROIT À L’ERREUR

Chaque particulier

(ou entreprise) pourra

se tromper dans

ses déclarations

à l’administration

(oubli d’une pièce

justificative, erreur

dans une information

communiquée, etc.),

sans risquer de sanction

(amende ou privation

de droit) au premier

manquement. Il aura

la possibilité de

rectifier son erreur,

spontanément ou au

cours d’un contrôle,

lorsqu’elle est commise

de bonne foi. La

charge de la preuve est

inversée: il reviendra

à l’administration de

démontrer lamauvaise

foi de l’usager.Attention,

ce droit à l’erreur

sera valable une fois.

Il ne s’appliquera

ni aux récidivistes

ni aux fraudeurs ni dans

certains cas (retards ou

omissions de déclaration

dans les délais prescrits).

RÉDUCTION DES

SANCTIONS FISCALES

Si le fisc détecte une

erreur commise de

bonne foi dans le

cadre d’un contrôle,

les intérêts de retard

seront réduits de 30%,

voire de 50%, si le

contribuable la rectifie de

lui-même. En revanche,

si l’administration

démontre un

manquement délibéré,

les intérêts de retard

resteront à 100%.

UN RÉFÉRENT UNIQUE

Pour faciliter le parcours

des ménages, un

référent unique sera

mis en place à titre

expérimental. Sa

fonction: faire traiter les

demandes des usagers

par les différentes

administrations

concernées, en matière

d’emploi, de prestations

familiales, de santé et

autres.

ÉLARGISSEMENT

DES HORAIRES

D’OUVERTURE

Autre expérimentation:

la révision des horaires

d’ouverture des

administrations. Par

exemple, les caisses

d’allocations familiales

(CAF) pourront

fermer plus tard, un soir

par semaine.

ALLÈGEMENT DE

DÉMARCHES

Dans plusieurs

départements (Nord,

Yvelines, Aube, Val-

d’Oise), l’obligation de

fournir un justificatif

de domicile pour la

délivrance des titres

(carte nationale

d’identité, passeport,

permis de conduire)

sera supprimée à titre

expérimental.

BURGER/PHANIE

* Projet de loi n° 424 déposé à l’Assemblée nationale le 27 novembre 2017. Son débat au Parlement

est prévu d’ici le printemps 2018.