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JEAN-LUCBERTINI

Dossier familial

13

-t-il l’emploi des jeunes

Florence Poivey

Responsable de la commission Éducation,

Formation et Insertion du Medef

L’accompagnement du jeune doit être

renforcé

\\

Les pays où la formation par apprentissage

domine affichent un taux de chômage des

jeunes à un seul chiffre, contre 25 % en

France. Beaucoup sont aussi des champions

économiques. Il est donc essentiel de

développer cette voie, d’en faire une ambition

nationale pour chaque individu et pour chaque

entreprise. Cela commence par l’orientation :

l’apprentissage doit être présenté comme

une voie d’excellence, aussi noble que la voie

générale pour arriver au bac.

Ensuite, il faut rendre les choses plus simples

pour le jeune comme pour l’entreprise :

simplifier la signature des contrats, aligner

le contrat de l’apprenti sur le droit commun

de tout salarié, lever la limite d’âge d’accès

à l’apprentissage, réduire le nombre de

diplômes, faciliter les passerelles entre

l’académique et l’apprentissage. En Suisse,

on peut commencer en lycée pro dans

la filière bois et finir médecin !

L’accompagnement du jeune doit être

renforcé : rien de tel que des liens solides

entre le maître d’apprentissage en centre

de formation et le tuteur en entreprise pour

réduire les ruptures de contrat.

Mon rêve, c’est que 80 % des jeunes Français

aient, à un moment de leur cursus, envie de le

réaliser en alternance.

//

MA_CONCLUSION

Il convient d’introduire de la souplesse

dans le système, c’est-à-dire rendre possible

l’ouverture de centres de formation des

apprentis (CFA) rapidement et faire

évoluer les cursus en cas de nécessité des

entreprises. Besoins des entreprises et

situation des jeunes doivent être au cœur

du projet de formation.