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on le ferait dans une forêt… C’est le jardin du Thabor.
Couvrant plus de dix hectares sur l’emplacement
d’une ancienne abbaye bénédictine, il fut dessiné en
1868 par les frères Bühler. Ces paysagistes réputés
surent exploiter les reliefs du lieu pour composer un
ensemble d’atmosphères variées, propres à dépayser
les citadins en mal de verdure. Ainsi, en y arrivant
par la place Saint-Melaine, on traverse d’abord un jar-
din à la française pour découvrir une roseraie. Puis
la vue se perd sur une immense pelouse ponctuée
d’arbres gigantesques — des cèdres et des séquoias
— avant que de tomber, au hasard des allées, sur la
volière et sa petite troupe de perruches.
Autre touche insolite, après le jardin du Thabor, les
berges d’un second afuent de la Vilaine, bien moins
connu que l’Ille et bordé d’un jardin : la Valière. C’est
aussi une bonne façon d’approcher la rive gauche de
la Vilaine, où s’est développée la ville au
xx
e
siècle. Au
niveau de la passerelle Gefroy, un escalier descend
Signé par Christian
de Portzamparc, le
nouveau musée de
Bretagne apporte
une image moderne
au centre de Rennes.
Sa muséographie
stupéfante explore
l’histoire de l’Armorique
depuis ses origines,
et présente la
sociologie bretonne
sous un jour imprévu.
R E N N E S




