148
T.'
A
R T
une cucurbite avec neuf pintes d'esprit de vin
commun, puis on 1ire la teinture au clair.
On jette le marc dans la même cucurbite avec
quatre pintes d'eau , on la place dans son
bain-marie , ou la couvre de son chapiteau
aveugle, on lutte la jointure, et on entre–
tient le liquide pendat1t quarante-huit heures
au soixante-dixième degré du thermomètre de
Réaumur. On démonte la calotte, on place
le chapiteau armé de son réfrigerant ; on
ajuste le serpentin aYec ll" récipient , on lutte
)es 1ointures, on fait distiller suivant les règles
de l'art et iusqu'au degré de chaleur de l'eau
bouiilante, on démonte le tout, on met l'es–
prit en réserve , puis on passe
à
la composi–
tion.
Pour cet effet , on casse vingt-une livres de
sucre par morceaux,
on
le jet te dans
nne
poële,
avec cinq ou six pintes de la teinture de safran,
dans l'une desquelles on a préalablement foueltb
trois blancs d'œufs. On fait clarifier , et
à
proportion de l'ébullition et du gonflement du
syrop , on y jette peu-à-peu de
la
teinture de
safran, qu'on
a
encore en réserve ; et quand
la
clarification est finie, on ver-se ce qui resle
de teinture, et on
fait
cuire jusqu'à consis–
tance de syrop ;
on
relire pour lors le vais–
seau du
feu,
on laisse refroidir, puis on
fait
dissoudre sept ou huit gouttes d'essence d'am–
bre dans l'esprit de safran, qn'on
a
mis en ré–
serve , et auquel on ajoute une chopine d'es–
prit
tiré des tiges d'angélique. On verse le
tont dans le vaisseau qui contient le syrop ,
on
agite fortement le mélange
~
on
laisse
re""'.




